On m’a diagnostiqué une sclérose en plaques il y a quelques mois, et après avoir discuté avec ma neurologue il y a quelques jours (et contrairement à l’image populaire que j’en avais), j’ai appris que le symptôme le plus invalidant c’est la fatigue.
Ça explique par mal de choses de ces dernières années, notamment ces nombreuses fatigues inexpliquées et les frustrations qui en ont découlé lors de la pratique du monocycle.
C’est sans doute pas le seul facteur, mais ça joue sûrement. En plus le diagnostic a au moins 10 ans de retard
D’un autre côté, l’exercice physique est recommandé dans ce contexte (ça l’est déjà en dehors de presque tout contexte me direz-vous), donc bon, va bien falloir s’y tenir
Entraînement du jour : fait beau, un peu froid, dimanche donc peu de monde sur les routes, allez on s’motive… Objectif un étang à 3,5 km.
Roulage sur 500m finissant en côte douce : déjà essoufflé et mal aux cuisses, je fais demi tour. En arrivant devant chez moi j’me dis « Allez Coin-coin t’es si fatigué que ça ? C’est ta dernière chance »
Je décide de faire demi-tour et de rempiler. Je poursuis, après 1 km je croise un voisin en monocycle électrique. Il s’arrête pour me parler, forcément je m’arrête, et repartir fatigué c’est compliqué, en manquant de force et avec les jambes qui tremblent. 2 démarrages ratés, le troisième sera le bon. On continue le trajet.
J’arrive, je me pose, je bois un coup, je me repose, et hop on fait la même en sens inverse. Arrivé à la fameuse côte de la dernière fois, je suis déjà tellement fatigué que je songe à m’arrêter juste avant. Mais j’me dis allez, on y va au pire on s’arrête en cours comme la dernière fois.
Et puis je persiste, je persiste, à la fin je suis en mille morceaux mais j’ai réussi sans tomber. Arrivage chez moi en compote.
C’est bien : je suis fatigué et content d’avoir poussé mes efforts. Le hic : du début à la fin, j’ai pas vraiment pris de plaisir à rouler
J’en parlais sur le forum international (très) récemment : il y a quelques années, j’ai développé une peur assez irrationnelle qui m’empêchaient de rouler correctement et de manière détendue. Pendant cette période, je ne prenais plus vraiment de plaisir à rouler. Mais à force de me forcer, le plaisir est revenu.
J’ai l’impression que ce plaisir, une fois l’engin maîtrisé, provient surtout de la détente que l’on est capable d’atteindre. Si on est frustré car incapable d’être aussi bon qu’à une époque, je doute que le plaisir puisse être présent… En somme : essaie de rouler sur de petites distances, sans te forcer et sans chercher à trop pousser tes limites. Essaie de rouler plaisir, pas douleur
J’ai perdu beaucoup de muscle à force de pas rouler et je sens que mon équilibre est précaire. Si je dois rattraper mon équilibre ou passer un obstacle, faut que je puisse déployer beaucoup de puissance en un instant très court, et malheureusement mes cuisses me disent que ça va être compliqué.
Ça, plus ma selle pas très confortable (une kh un peu plus rigide que mon ancienne kh toute molle, mais pour des trajets courts la molle est tellement plus confortable, mais aussi presque impossible à fixer/enlever à cause des vis trop courtes ET peu accessibles) + les sous-vêtements pas très adaptés, bah ça fait que c’est certain que j’ai assez peu de plaisir à rouler parce que y toutes ces sensations désagréables qui se font sentir en permanence.
Il y a quelques années je roulais tous les jours en ville avec des montées et des descentes. J’irais pas jusqu’à dire que c’était l’éclate, mais c’était un moyen de transport pratique, maniable et fiable, même si je sais ni faire de sur place, ni rouler en arrière, ni sauter un trottoir.
C’était très naturel de l’utiliser, et il m’arrivait souvent de rouler des dizaines ou centaines de mètres sans me rendre compte que j’avais roulé. Vous voyez, ce truc où on est en pilote automatique.
Bah avec mon niveau actuel, c’est juste impossible !
Bon je dois vous dire un truc que je ne pensais pas vous dire un jour : depuis vendredi dernier, je vais plus vite en roue libre que sur un 36S Enfin ma vitesse max jamais atteinte sur un monocycle a été atteinte sur un monocycle à roue libre.
Pour objectiver cela, je suis allé dans statshunter et j’ai classé mes activités des 5 dernières années par vitesse max dans l’ordre décroissant. J’ai du d’abord éliminer les activités où il y a probablement eu une erreur des données GPS. Il semble que ma vitesse max en 36S la plus fiable soit 44 km/h durant la course de 54 km du dernier UNICON.
Voilà un aperçu des vitesses durant cette sortie avec le moment où j’ai dépassé 45 km/h (pendant 4 secondes) :
Ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu le bruit du vent aussi fort dans les oreilles.
Le graphique est en dents de scie et traduit le fait que quand je freine, j’ai encore du mal à faire la transition qui pour moi correspond au passage du glide (avec frein) au coast (sans frein). J’y arrive bien en dessous de 20km/h quoi…
A 45km/h, j’avais une sensation de facilité déconcertante… alors que sur un 36S à plus de 40km/h c’est vraiment difficile.
Disons que concernant la vitesse moyenne, sur 10km par exemple, un 36S a encore de la marge avant de se faire doubler par un monocycle à roue libre. Pour la barre des 50 km/h, il faut une sacrée pente !
Pour passer de 10km/h à 46km/h, il m’a quand même fallu 25 secondes sans freiner dans une pente à 8% sur un bitume tout lisse (régulièrement refait pour la passage du Tour de France).
Plutôt que la durée nécessaire, tu aurais la distance ? J’ai du mal à l’estimer à partir de cette courbe.
Il faudrait une belle ligne droite et bien lisse pour tenter les 50… Est-ce qu’une des descentes du Ventoux suffirait ? J’ai souvenir que Malaucène était plutôt bien de ce côté-là
Sinon, il me semble que le Semnoz par le Col de Lescheaux propose une route dans ce style…
Nickel ! Reste plus qu’à trouver une belle ligne droite de 300m à 8% et c’est parti pour toper les 50 !
D’ailleurs, pro-tip pour aller plus vite : utilise des prolongateurs
J’en connais une !
300 m entre 8 et 10%, puis 70 m à 13%. Et le tout correctement carrossé (bon ça n’est pas un billard non plus…) ! Pour référence, le KOM cycliste y passe à 70 km/h…
Cette ligne droite est à Bretteville, je connais un petit événement monocyliste qui y passe d’ailleurs… Bon, en vrai le parcours passe par la chasse parallèle à cette route, et en montée.
Bravo Simon pour cette pointe de vitesse en roue libre! J’espère pouvoir coaster un jour en descente comme ça . Pour l’instant l’apprentissage de la roue-libre ça se passe en gymnase!
En parlant de Malaucène, je gravissais aujourd’hui pour la première fois le mont Ventoux. C’est vrai qu’il y a de belles portions à 8-9% qui iraient bien pour coaster j’imagine !
Pour ma part, j’étais en 29" manivelles de 136 et la montée n’a pas été de tout repos!
Bon, je ne m’attendais pas à une promenade de santé non plus
Je suis arrivé au mont Serein et la route pour atteindre le col était fermé. C’était en fait devenu une piste de ski. J’ai essayé de rouler dessus mais la neige était dure est impossible de rouler en montée avec le pneu de route. J’ai finalement fait demi tour après quelques centaines de mètres. De la neige commençait à tomber.
La descente s’est bien passée mais pas de pointe à 45km pour moi .
Un bon aperçu de ce qui m’attend le 13/06 pour la cinglé!
Il faudra juste que je n’oublie pas mon cuissard cette fois, ni ma clé 6 pans pour régler la hauteur de selle (aïe aïe les cuisses…)
Jetez un œil à ma sortie à vélo sur Strava : Se connecter | Strava
Déjà c’est du dénivelé que je peux faire sans poser pied à terre, en route.
Et surtout c’est du dénivelé que je peux faire tous les jours. D’ailleurs, demain j’aurai enfin atteint le dénivelé de l’Everest depuis le début du mois… En à peine 420 km (bon mon dernier gravelman faisait moins de 1000 de D+ en même temps).
Ma sortie du jour consiste à appliquer cette philosophie, à ceci près que je le fais en Bretagne.
Un aller-retour au village sans plus de prétention, en essayant de pédaler à la cool et à un rythme régulier parce que manque de rythme égal beaucoup plus d’efforts déployés. La récompense à mi-chemin (et un objectif un peu plus matérialiste de la sortie) est de m’acheter à boire à la supérette pour faire ma petite pause avant de rentrer.
Plus qu’à essayer de garder cette habitude, car à chaque fois que je me suis dit ça, ça n’a jamais duré plus que quelques jours…
Deux petites différences néanmoins : un des objectifs de la sortie est l’activité physique pour lutter contre la maladie, et mes nouvelles chaussures accrochent vraiment très bien sur mes pédales look trail grip (en tout cas quand elles sont sèches).
Ça me rend pas mal plus confiant quand j’allège mon pied sur la pédale. Si j’essaie de bouger mon pied en le faisant glisser sur la pédale, je « sens » vraiment une accroche plus importante qu’avec mes anciennes pompes.
De passage dans ma ville d’origine, où j’ai roulé tous les jours pendant environ 6 ans.
Je me suis fait une sortie en profitant de la faible population (piétons et voitures) du dimanche.
C’était chaud ! Jambes mollassones, très peu sûr de moi, l’expérience était difficile, alors même que je roulais sur un circuit que je connaissais par cœur (c’était encore mieux j’ai envie de dire, parce que des aménagements cyclistes plutôt chouettes ont été ajoutés depuis). Les montées ont mis la misère à mes muscles et à mes poumons.
Mes jambes étaient semblables à des spaghettis cuits suspendus devant un caisson de basse de rave.
Bon. Je m’en suis sorti quand même ! Et cette fois j’avais, contrairement à l’avant dernière fois, un combo boxer/pantalon qui m’a évité pas mal de désagréments précédemment expérimentés (les fameux plis qui font bobo).
Difficile de trouver du plaisir à ma sortie, toujours sur le qui-vive d’un obstacle ou d’une perte d’équilibre que mes cuisses en mousse ne pourraient pas rattraper, mais au moins j’étais confortable de l’entrejambe. On tente de rempiler ça demain soir (tard, quand les voitures font dodo).
Re-sortie identique par nuit, presque aucun trafic. Et pourtant, rude ce fut !
Impossible de trouver la confiance pour grimper sur le mono, je me suis aidé d’un mur. Le reste du trajet a été plus éprouvant physiquement que la sortie d’hier, mais je suis rentré à bon port entier (et frustré).
Samedi j’ai roulé avec Adrien sur le circuit des courses sur route de Rennes en 36”S (25 km à peu près).
Dimanche j’ai profité du vent d’ouest pour aller de Rennes à Vitré avec un 26”S du club (manivelles de 150)(avec un pneu 3.0” Ranger WTB) par la D29 pour ceux qui connaissent. 40 km (380 m de D+ puisque apparemment il faut donner le D+) en 2 h 30 environ pauses (rares) comprises. Nuit à l’hôtel.
Lundi je suis revenu par le même itinéraire toujours avec le vent dans le dos (qui avait donc tourné de 180°)(oui c’était bien organisé).
Le 26”S c’est bien pour rouler longtemps ; pas de débauche d’énergie comme en 36”S, on peut rouler longtemps à petit rythme, garder la vitesse enclenchée dans quasiment toutes les côtes.