Le plus difficile dans ces situations-là, c’est de trouver une réplique à rétorquer à ces passants. Et pour ça, pas le choix : il faut préparer ses répliques à l’avance et s’assurer qu’elles soient Betton.
Ce matin, dans la forêt régionale de Bondy (à Montfermeil), je croise une famille : 2 parents + 2 enfants. Je roulais tranquillement sur une belle allée forestière en mono 26 p.
La petite fille (8/9 ans) se tourne vers ses parents et interroge soudainement : “ça existe ???”. Je lui répond à la volée : “ça existe … je l’ai inventé !”.
Vous pardonnerez mon mensonge mais je l’ai répliqué très spontanément.
Descente des Hautes Cotes de Beaune, retour au bercail, fin de journée, j’arrive derrière une famille qui se promène, mes freins patin leur indique gentillement que je suis en approche. Le petit groupe s’écarte, les sourires se dessinent.
“C’est le zinzin qui descend la montagne à monocycle !”
Le Beaunois est très fier de sa “montagne”. (396m;))))))
Ça faisait longtemps que je n’avais pas croisé des monocyclistes complètement hors système (j’étais à vélo).
Le papa a appris à rouler pendant le confinement, ils allaient prendre le train pour rentrer chez eux à Redon chacun en 20” (avec porte-bagage) pour le papa (qui a aussi un 26” à la maison) et trial pour le tout jeune fiston qui m’a dit qu’il bossait :« la marche à r’cul’ ». Ça m’a fait la soirée et je crois que je vais adopter le nom pour cette figure !
Hier, je suis parti avec mon beau-frère (lui en bivalve) pour faire une boucle que j’avais dans mes objectifs depuis longtemps : les raidards du cotentin. C’est une boucle de 226 km pour près de 5000 m de D+, sans jamais dépasser 189 m d’altitude (le point le plus haut du cotentin). Au final, on a fait que la boucle ouest du parcours (116 km/2800 m de D+).
A mi-chemin (km 70 environ), on s’est arrêté à Omonville La Rogue, petit port perdu au fond de nulle part pour manger. Pendant le repas, l’ensemble des clients du restaurant/épicerie sont sortis pour regarder mon mono, tous avec leur petite question. Ca faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé.
la semaine dernière, j’avais posé mon 29” contre un grillage du stade lors de l’arrivée du semi-marathon d’Antony, quand j’ai entendu une mère dire à son petit garçon : “C’est rien, c’est un morceau de vélo cassé, avance !”
Vous savez quoi ? Je suis dégouté. Ce soir, j’ai cassé le moyeu de ma 36" à roue libre. Mais bon, ça, à la limite, on s’en fout. Le truc le plus important : personne ne m’a demandé si mon vélo était cassé ! Pour une fois que j’aurais pu répondre « oui »… Vraiment, j’suis dég’. On se donne toute l’année pour arriver à un tel résultat, et finalement, aucune récompense. Rien.
Jeudi de la semaine dernière, je m’arrête au bout de la rue de Vaugirard, à Porte de Versailles, et un serveur du restaurant à l’angle me demande si je veux qu’il m’apprenne à monter. Au début je pensais avoir mal compris, mais en fait non, c’était un ancien monocycliste qui faisait du trial et du freestyle vers Fontainebleau, il y a 15 ans, mais qui a arrêté depuis