Last Man Muniing

Je n’étais pas spécialement emballé mais quand même très intrigué par ce format d’épreuve vu nulle part ailleurs (une première mondiale on vous dit !). Mais ça se passait sur la route où j’ai appris à faire du vélo et sur les chemins sur lesquelles j’ai couru les vaches il y a looooontemps puis roulé à mono plus tard alors je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas y participer.

Je m’étais organisé comme si j’allais rouler sur les 12 heures mais je ne savais pas si je le ferai. J’étais parti en me disant que je m’arrêterais si ça devenait trop dur. Le fait que le nombre de départ était limité à 12 a fait que nous avions cet objectif. S’il avait été non défini je pense que nous nous serions arrêté plus tôt. J’avais donc prévu une chaise de camping (même un matelas mais je ne l’ai pas sorti), un truc à manger pour chaque pause (la boulangère d’à côté est ma nouv€ll€ amie), de la poudre énergétique dans des bouteilles (je n’avais plus qu’à mettre de l’eau si je continuais)(500 mL/h), une grosse veste pour ne pas me refroidir et du public (vu que j’étais quasi à domicile) pour m’accompagner sur certains tours (au bord de la route, à vélo ou à pied sur la boucle).

Je m’étais inscrit en catégorie Espoir (à mon âge, la grosse blague)(ce serait plus Désespoir) donc boucle d’un peu moins de 7 km (8 km pour les Experts).

Le parcours était vraiment bien. Au début il y avait 1 km de plat sur route pour se remettre dedans, ensuite des difficultés (montée-plat-descente-plat-la fameuse montée en herbe-plat-descente) puis nous terminions par de la descente sympa et du faux-plat descendant sur route.

Bon il y a bien eu un débat lancé par le troll de service (il avait le temps aux pauses) pour savoir s’il fallait renommer l’épreuve Last Man Graveling mais disons que dans la région on ne pouvait pas faire mieux.

Du PC course on pouvait voir arriver de loin les participants dans la ligne droite finale.

Sur les premiers tours j’ai mis un peu de temps à trouver le rythme ; quand enclencher, quand désenclencher, quand marcher, à quelle vitesse aller, quand faire la pause pipi horaire, quelle ligne prendre dans les deux parties (un peu) technique ? J’ai optimisé au fil des tours et j’attends les temps pris par Aurélien à chaque tour pour voir ce que ça a donné. Finalement ça fatigue aussi de marcher, si on peut rouler c’est mieux et le pipi en route ça fait perdre du temps, les autres te doublent et c’est pas bon pour le moral !

Aux tours de 10 h, 11 h, 12 h j’ai eu des visites de connaissances locales. À 13 h il y avait spaghetti-bolo. À 14 h il y avait re-spaghetti-bolo. À je ne sais plus quelle heure j’ai changé de caleçon bah mon pote ça m’a changé la vie.

Les tours se sont enchainés ; je me demandais bien un peu à quoi bon et pourquoi je faisais ça mais je me sentais bien, je n’avais pas les douleurs au genou droit (ça m’arrive quand je roule longtemps)(j’enlevai mes protect’ à chaque pause, ça me débloquait bien la rotule), l’ambiance à la pause et en roulant était bonne, je n’avais rien d’autre de prévu ce jour-là donc j’ai continué. À chaque fois je kiffais sur le mono. Je montais les côtes le plus doucement possible, je déroulais sur le plat, je m’amusais en descente, les pauses étaient sympas, j’ai pu continuer à m’alimenter alors la journée est passée.

Au bout d’un moment nous avons arrêté de compter les tours réalisés et nous avons commencé à compter ceux qui restaient à faire… À chaque H h 55, Aurélien braillait Départ dans 5 min. Il commençait à nous gonfler avec son Départ dans 5 min. On a failli lui faire bouffer son Départ dans 5 min pour aller faire la sieste… En espoir personne n’abandonnait. J’ai continué comme tout le monde.

J’ai essayé de gérer l’avant dernier tour pour économiser mes dernières forces.

J’ai roulé en 26”S avec des manivelles de 150 et un pneu cross ; ça m’a permis de dérouler et de prendre de l’avance sur le plat du début (toujours bon pour le moral)(et j’arrivais en tête devant mon public) puis je désenclenchais et je montais doucement, je me faisais rattraper par les autres qui roulaient en 29”. Ensuite je me faisais doubler par Maxence qui avait un kilomètre de plus à faire. Les rattrapages se faisaient toujours plus ou moins au même endroit du parcours c’était amusant. Je finissais les tours entre la 3e et la 6e place (Espoir) suivant les tours.

Au départ du 12e (et dernier) tour l’ambiance bonne enfant des départs précédents a changé ; la vraie course commençait en fait et c’était plus un départ de cross de CFM le couteau entre les dents que de randonnée saucisson.

En expert Maxence a survolé les 11 premiers tours, montant toutes les côtes à mono (je voulais lui dire MAXENCE-TU-TE-CALMES mais je n’ai pas pensé) et laissant derrière lui les 5 autres concurrents Expert, se permettant de crever et de changer sa chambre à la pause et de s’arrêter ensuite pour resserrer ses étriers.

C’est parti à fond. J’ai essayé de faire un maximum d’écart sur le plat et de maintenir un certain rythme dans la première montée. Adrien m’a rattrapé plus loin qu’aux tours précédents puis Bastien et je suis resté 3e/7 espoir. Je pense que le dernier tour a été mon plus rapide. Peut-être le plus agréable aussi ; le Last Man Muniing c’est tellement bien… quand ça s’arrête !

Ça donne :

12 tours de 6,8 km soit 82 km

2 100 m de D+

Environ 7 h 30 de mono (entre ? et 41 min par tour)

Au moins 84 enclenchement/désenclenchements de la vitesse en tout !

Dans la montée en herbe (la fameuse)(comme tout le monde l’appelait) Alain (en Expert)(qui roulait à cet endroit pour la première fois de la journée je crois) m’a doublé suivi de Maxence à 50 m (qui marchait pour la première fois de la journée à cet endroit). Finalement Maxence a réussi à doubler Alain juste avant la ligne. C’est une des rares courses où le classement était difficilement prévisible. Notons qu’Aurélien a roulé le dernier tour (seulement le dernier, pris toute le journée par l’orga) et a largué tout le monde (en 29”/127).

L’organisation d’Aurélien et de son équipe de choc était vraiment top. Il y avait le soir remise des prix (plaquettes de bois sérigraphiées personnalisées avec le nom et les classements) et repas tous ensemble avec des gens du club d’Aurélien et c’était très sympa.

Le camping dominant la mer est incroyable.

Il a fait beau (plusieurs fois). À un moment il a plu alors j’ai proposé de la crème solaire, tout le monde a rigolé et 10 min après on cramait (oui j’exagère un peu) sous le soleil. Il y avait du vent d’ouest, ce qui fait que nous l’avions dans le dos sur le plat du début et dans la première montée et jamais dans le nez.

C’était très sympa de revoir les copains et de rencontrer des gens qui sortaient de nulle part (3 participants sur les 13 prenaient part à une compétition de mono pour la première fois c’est l’avantage de ce genre d’évènements).

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C’est un problème bien connu. Ton cerveau n’était plus correctement oxygéné, à cause de l’altitude à laquelle se déroulait l’épreuve. D’après les locaux, on était à la limite de l’alpinisme !

Vous croyez qu’ils vont continuer à m’inviter si je persévère dans mes trolls ? :troll:

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En réalité, @Maxence m’a tenu (ou plutôt je me suis accroché à sa roue) sur la première ligne droite en faux plat montant, jusqu’au chemin de la Couillonerie (que j’ai épargné aux espoirs).

Sauf erreur, c’est trois personnes. En expert, seul Etienne n’avait jamais fais de compèt (c’était la deuxième fois qu’il roulait avec d’autres monocyclistes). En espoir, Jean-Michel et Bastien n’ont jamais fais de compèt, mais j’ai déjà vu tous les autres en CFM.

On peut faire mieux, mais la vue est moins sympa, et c’est plus engagé. On va réfléchir prochainement à ce qu’on pourrait faire pour créer une boucle exigeant de rouler dans au moins une partie des montées pour être dans les temps.

Je suis très heureux de voir vos retours, bien plus positifs que ce que je retiens du week-end (je vois toutes les difficultés et défauts de l’organisation). La prochaine édition se fera sans tous ces défauts, et sera parfaite (j’espère).

Je dois dire que la plupart des concurrents m’ont bluffé, je n’aurai jamais cru qu’autant de monde irait au bout (surtout en espoir), entre @adrien2rennes qui devait ne pas venir encore à quelques jours de l’épreuve, pour finalement gagner, @Cécile qui a fait toute l’épreuve avec un mal de dos terrible, @Jolitorax qui a été au bout sans grande difficulté apparente et Noélie qui a fini malgré du sang, des larmes et un 24 pouces particulièrement lourd. La seule persone qui ne m’a pas surpris c’est @Maxence qui s’est promené sur l’épreuve et aurait mérité à minima une dizaine d’heures supplémentaires pour être contraint à l’abandon.

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Pour une fois, je vais être honnête (oui oui, un Président qui est honnête, c’est rare) : avant l’épreuve, je doutais beaucoup d’arriver à faire les 12 tours. Mine de rien, c’est beaucoup plus que ma plus longue sortie cross - de mémoire, environ 70 km et ~1200m de D+. Je me disais que si je faisais 6 tours, c’était bien. 8 tours, très bien. 10 tours, excellent. Et 12 tours, je n’osais y penser :face_with_peeking_eye:

Durant l’épreuve, après le 5ème tour, je sentais que je commençais à fatiguer. Les jambes ne suivaient plus complètement dans les montées, et je me voyais déjà être contraint de marcher. Mais au fur et à mesure que les tours avançaient, j’ai l’impression que je me suis stabilisé sur une vitesse qui me permettait effectivement de tenir longtemps (~15,5 km/h de moyenne, en prenant bien mon temps dans les montées). Est-ce que j’aurais pu tenir 10 tours de plus ? Pas sûr, parce que la nuit serait arrivée et ça aurait pas mal changé les choses.

La question est désormais de savoir ce qui serait intéressant pour rendre le timing plus compliqué à tenir. Rajouter de la distance sans rajouter trop de dénivelé, ça risque d’encore plus favoriser les Schlumpf. Rajouter du dénivelé, ça risque de rendre la boucle vraiment très compliquée à finir. Rajouter des passages techniques peut se révéler dangereux avec la fatigue… Peut-être qu’il faut très légèrement pousser ces 3 curseurs, sans aller trop loin ? Très difficile à dire sans reproduire l’événement :smirking_face:

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Oui ; j’avais compté Noëlie mais elle a fait au moins une CFM.

C’est passionnant de vous lire merci ça me donne envie de refaire ça, dès que j’ai du temps je passe vous conter mon weekend dans la région de Cherbourg. Ce soir tard probablement.

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Je pense que rallonger légèrement pour forcer les concurrents à rouler serait une bonne solution. Ajouter des passages techniques pourrait être une solution, mais il faut que ça reste safe pour les participants, y compris fatigués. Ajouter du dénivelé ne changerait probablement pas grand chose, au contraire, les concurrents se retrouveraient tous à marcher. Par contre, supprimer le faux plat descendant est certainement une bonne solution pour ne pas trop favoriser le schlumpf. La dernière option, c’est de supprimer la limite de 12 heures (ou de la monter suffisamment pour que ça ne soit plus un objectif pour tout le monde.

Mais c’est très compliqué de rendre la chose plus difficile sans que des concurrents soient éliminés après 2-3 tours. Faire près de 10 heures de route pour rouler 2 heures, ça ne vaut pas vraiment le coup, et ça peut dégoûter des participants.

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C’est des malades :

Il y a trois mois, je contacte Aurélien un peu par hasard sur Instagram pour éventuellement faire une sortie ensemble… sans vraiment connaître l’étendue du personnage et de son palmarès…

Il me parle alors d’une compétition à Cherbourg — ville que j’adore pour y avoir vécu presque six ans.
Et là, en voyant que la boucle “expert” ne fait “que” 8 km, je m’inscris sans trop réfléchir. Clairement un manque d’oxygène au cerveau à ce moment-là ( je n’avais pas vu les 231 m de dénivelé à chaque tours… :melting_face: )

Deux semaines avant, la boucle de repérage m’a remis les idées en place.
À peine arrivé au haut de la couillonnerie, j’ai déjà envisagé moins mille fois de me reclasser en catégorie “espoir”. :face_with_head_bandage:

Il faut dire que je n’avais quasiment jamais roulé avec d’autres monocyclistes, à part ma sœur (@heleneone). Tout ce que j’ai appris jusque-là relevait surtout de la théorie, des vidéos, ou du bricolage autodidacte.

Et franchement… c’est des malades.

Le parpaing de la réalité s’est écrasé avec violence sur la tartelette aux fraises de mon optimisme.

Entre-temps, j’ai quand même franchi un cap matériel avec un RGB 29/145 pour remplacer mon antique 26/155 (20 ans d’âge. Une bonne bouteille :star_struck: )

Mon seul vrai objectif était simple : dépasser l’heure de midi.
Sachant que mon précédent “record” plafonnait à 45 petits kilomètres… :baby: :hatching_chick: :rofl:

Et alors l’équipe…

Il y a Noëlie, qui trompe tout le monde avec sa roue de 24" et son frein de tracteur, mais qui emmène quand même l’ensemble jusqu’à l’arrivée. :tractor:

Il y a @adrien2rennes qui t’annonce tranquillement à la fin qu’il fait 30 bornes par jour en mono pour aller bosser :saluting_face:

Il y a @Cécile qui dit “je vais juste faire un tour j’ai mal au dos”… avant d’enchaîner les 12 heures - pour tromper l’ennemi surement :shushing_face: .

Et évidemment il y a @Sam et @maxence, qui ont l’air aussi frais après 12h de pédalage qu’au départ, tout en trouvant encore le moyen de te Schlumpfer au nez dans les lignes droites.

Et bravo aussi à Louis, qui a su prendre la plus difficile des décisions : être le premier à s’arrêter. Parce qu’à un moment, il faut bien quelqu’un pour tester le concept de “raisonnable”.

Je crois que Jéromine, Alain et Léo ont découvert que les “montagnes” du Nord-Cotentin avaient quand même leur petite réputation à défendre… et surtout un vrai sens de l’accueil quand il s’agit de faire brûler les mollets.

Le 11e tour n’aura pas été possible pour moi.
Les deux derniers étaient déjà largement à la limite du raisonnable et se transformaient doucement en randonnée contemplative. :person_walking:

Visiblement, il ne faut que 48h de récupération pour recommencer à chercher du matériel afin de combler les vides techniques de l’équipement avant une prochaine inscription
Pédales auto ? Schlumpf ? que des mauvaises idées à saisir !

Un énorme bravo à @Aurelien et au club du NCMTB pour l’organisation impeccable, le ravito au top et la surveillance permanente du parcours pendant toute l’épreuve. Les quelques axes d’amélioration identifiés relèvent désormais uniquement du confort…

13 « J'aime »

Tu as oublié la meilleure optimisation matérielle ; celle qui te permettra d’arriver aussi frais que @Sam : le changement de slip au milieu de l’épreuve. Avec ça, tu repars aussi frais qu’un gardon :fish:

D’ailleurs, ton compte-rendu me fait me rendre compte que j’ai oublié de dire quelque chose d’ultra-important dans mes précédents messages. Toi, et tou•tes les autres participant•es, vous m’avez fortement impressionné. Je ne sais pas si vous réalisez vraiment ce que vous avez fait. Même la personne qui a le moins roulé a tout de même fait 50 km et 1400m de dénivelé. En cross. C’est un truc de fou furieux ! Tout le monde s’est dépassé pour aller le plus loin possible et c’était magnifique :face_holding_back_tears:

Maintenant, plus d’excuses pour que la France ne revienne pas des Unicon avec une plâtrée de médailles :flexed_biceps:

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Tous vos récits donnent bien envie!
Ça a l’air d’avoir été un super weekend en Nord Cotentin.
Hâte de voir des photos des coureurs.euses dans l’effort! Mais aussi au ravito😋
Une prochaine fois peut-être pour moi si c’est un peu plus dans le coin ou l’occasion de visiter la région si c’est reconduit.
En tout cas, bravo aux participants et aux organisateurs !

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Caleçon s’il te plait je préfère pour le mono.

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Une dizaine de jours avant, je me rétamais comme jamais sur le halage, ce qui m’a laissé croire, jusqu’à très peu de temps avant, que je ne pourrais pas participer au Lastman muniing. Puis finalement ça a été, je me suis remis plus vite que je ne l’imaginais. J’y suis allé pour une épreuve que je croyais difficile d’accès pour moi car le tout-terrain et moi, ça fait deux, les crampons et moi, c’est pas fou, et mon comportement sur la roue quand je vois des gros cailloux, c’est pas bon.

Puis, je suis arrivé la veille, on a fait le resto, on a retrouvé les amis de monos, puis on a été faire cette balade de 20 bornes, celle où j’ai mis si souvent pied à terre. C’était dur par moments mais c’était super. Puis on a été à la reconnaissance le soir, c’était super et pas trop dur (un peu quand même, mais ça va). Puis, à 7h30 samedi, j’étais là pour le départ de 8h. On est partis pile à l’heure, c’était bien organisé, il y avait une bonne ambiance et il ne faisait pas trop froid. Les tours au début et même après se ressemblaient : Bastien et moi bavardions souvent sur la première moitié du parcours car nous étions sur la même cadence. Je me faisais dépasser par les mêmes au début et je dépassais d’autres mêmes dans la première montée, puis je me faisais à nouveau dépasser par souvent le ou les mêmes dans la dernière ligne droite. C’était long et trop rapide à la fois, j’ai adoré et c’était tellement génial ! J’ai même assez vite aimé les descentes caillouteuses sur lesquelles je ne descendais plus du mono, et ce, dès le deuxième ou troisième tour. Je faisais le contraire de mon habitude : j’étais assez contracté pour diriger le mono latéralement tout en freinant assez fort, en agitant le bras gauche parfois pour éviter certains gros cailloux à mes yeux très menaçants. Le pire, c’est que ça marchait ! Ça me plaisait, je me suis vraiment amusé. Ça fait de belles sensations !

Sur les 12 tours, je n’ai fait aucun départ à reculons. Je partais avec un peu la hâte d’avoir passé ce qui semblait être cette terriblement longue première montée bitumée pour pouvoir enfin m’amuser dans les descentes avec mon 29/145 et le pneu tout neuf que j’avais acheté juste avant, sans vraiment savoir si c’était le bon choix… J’ai visiblement eu de la chance, c’était le seul que le vendeur avait.

Pour ce qui est de la fatigue et de l’alimentation j’ai je crois bien géré, consommé beaucoup d’eau, pas mal d’oranges des choses salées, le ravito était super ! le sorte de riz au lait normand caramélisé dont j’ai oublié le nom exact désolé, c’était trop bon :face_savoring_food: quelques boissons sucrées et surtout j’ai essayé la stratégie de ne pas prendre un repas complet à midi pour éviter la fatigue de la digestion et j’ai limité les choses trop lourdes à digérer pour les 6 dernières heures tout en continuant à prendre de l’eau.

Pour ma récupération c’est un peu comme pour les 24h, tres peu de douleurs à mon plus grand étonnement, si, légères et uniquement à froid quand je suis resté assis au volant quelques heures par exemple et ça disparaît très vite après quelques mouvement, j’ai même été au boulot en 36 aujourd’hui lundi, nickel !

Si je devais espérer des détails pour une nouvelle expérience, ce serait de faire la même épreuve sans limite de temps et sans trop de dénivelé supplémentaire, avec ce même principe de départs à heures fixes car j’en suis « presque sûr » il me restait assez de carburant pour tenir encore quelques tour sans encombre.

C’était un très bel événement bravo, merci Aurélien et le Ncmtb, et tout ceux qui ont été là pour notre sécurité, pour l’organisation et pour nous avoir encouragé, merci @Sam vive rms, vive le mono :heart_eyes:

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Et voilà le détail des temps :

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 moyenne
Cécile 00:37:10 00:38:35 00:37:22 00:35:43 00:36:45 00:37:32 00:39:02 00:42:14 00:39:09 00:39:10 00:42:10 00:35:29 00:38:22
Samuel 00:37:45 00:39:33 00:38:33 00:35:26 00:36:20 00:35:44 00:37:10 00:38:08 00:37:09 00:39:19 00:40:50 00:34:20 00:37:31
Alcide 00:37:30 00:38:35 00:37:46 00:37:04 00:38:26 00:38:21 00:40:13 00:41:53 00:38:47 00:40:34 00:41:56 00:35:25 00:38:52
Adrien 00:36:20 00:35:40 00:34:00 00:31:21 00:31:33 00:30:50 00:32:46 00:35:59 00:33:15 00:33:17 00:32:59 00:30:02 00:33:10
Noelie 00:40:01 00:40:46 00:41:11 00:41:14 00:41:46 00:41:42 00:42:08 00:42:07 00:41:44 00:44:00 00:43:22 00:41:44 00:41:49
Bastien 00:35:32 00:34:38 00:33:59 00:32:34 00:32:55 00:33:45 00:35:57 00:35:01 00:35:22 00:37:10 00:37:42 00:33:29 00:34:50
Jean-Michel 00:38:00 00:37:30 00:37:31 00:38:09 00:38:11 00:37:16 00:38:08 00:38:43 00:42:08 00:40:55 00:41:22 00:40:26 00:39:02
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 moyenne
Etienne 00:38:30 00:40:20 00:41:08 00:39:56 00:40:29 00:41:29 00:43:44 00:43:50 00:47:14 00:49:10 00:42:35
Louis 00:38:20 00:39:35 00:37:35 00:41:56 00:47:19 00:48:40 00:42:14
Jeromine 00:39:33 00:40:40 00:41:50 00:46:52 00:47:18 00:50:59 00:49:07 00:45:11
Alain 00:39:36 00:40:46 00:41:59 00:46:53 00:47:20 00:51:02 00:47:13 00:42:15 00:41:23 00:39:42 00:42:43 00:31:00 00:42:39
Leo 00:38:10 00:39:37 00:37:55 00:39:45 00:42:12 00:41:52 00:43:42 00:41:36 00:40:22 00:40:33 00:42:06 00:32:00 00:39:59
Maxence 00:35:38 00:32:55 00:27:02 00:31:36 00:31:13 00:28:49 00:29:56 00:33:14 00:33:34 00:37:48 00:32:30 00:30:31 00:32:04


On remarque plusieurs choses :

  • Les espoirs semblent avoir eu le but de tenir longtemps, pas de faire la course. Leurs temps sont très réguliers.
  • Chez les experts, tous ceux qui ont abandonnés ont une montée de leurs temps, jusqu’à environ 50 minutes, moment où ils abandonnent.
  • Les alsaciens semblent plus intelligents que notre président préféré. Ils ont roulés doucement, mais régulièrement (comme les espoirs), puis ont fortement accéléré au dernier tour.
  • @Maxence est un bourrin, qui s’est fatigué petit à petit, ce qui a failli lui coûter la victoire.

Ah, et pour info, le record est à 25:43, c’est mon temps lors du dernier tour (mais sans nécessité de m’économiser, et en pleine forme).

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Et une petite sélection de photos :

remise des dossards, à 7:30 :

les têtes avant le départ :






Le premier départ (on aperçoit déjà la stratégie de @Pixoedge de partir à fond):

Vous constaterez qu’on voit toujours plein de sourires :




Ca discute tranquille après la première boucle :

Nos ouvreurs aussi se mettent sur une roue de temps en temps :



Ca réussit mieux à certains cela dit…

On a quelques flexeurs en début de journée :

Et déjà, après quelques tours, les visages commencent à changer, mais les sourires restent :














Les chemins sont sympas, et la vue… je n’en parle pas :


A midi, c’était pâtes bolo :


Pendant l’après-midi, Isabelle c’est absentée, donc je n’ai pas de photos, jusqu’à la dernière boucle.

J’ai participé à la dernière boucle, j’ai mis le casque intégral, pas envie de me péter les chicots en me foirant sur le tour à bloc :

On constate que certains ont encore l’air frais :



Mais ça tire quand même :








Voire ça tire beaucoup :








Encore un grand bravo à tous, et à bientôt sur les chemins (si vous passez dans le coin, hésitez pas à vous signaler).

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Je n’ai qu’un mot à dire : BRAVO ! Excellent ! Zut, ça fait deux… Photos et paysages magnifiques, mines enjouées ; Maxence grand vainqueur, Adrien, une véritable horloge, Aurélien impressionnant, Sam les cheveux au vent, magnificent, toutes.s egale.aux à vous-même, mais toujours plus haut, juste resplendissant.es ! C’est bon de vous voir comme ça ! Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas venu… en plus, il y avait même une pompe à bière, quelle organisation ! :clinking_beer_mugs:… Je pense être assez endurant, sans doute j’aurais trouvé ma place dans les espoirs, mais j’avoue que vous êtes vraiment impressionnants, il y a franchement de quoi être intimidé !.. Faut-il que je sois assez cinglé moi aussi pour ne serait-ce qu’y penser ! … J’y viendrais cela dit, c’est plus que probable, la question, c’est quand ? Bientôt je l’espère… :face_with_peeking_eye: :+1: :flexed_biceps: :heart:

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C’est drôle parce que leur stratégie se devinait facilement. Je les connais, et je savais qu’ils étaient loin d’être à fond sur ces 11 premiers tours. Mais j’ai tout de même été surpris par la vitesse de leur attaque au dernier. Cela étant dit, quand je vois leur tête sur les photos, je me dis que, ça va, ils fatiguaient un peu tout de même :laughing:
Alors que, franchement, p’tite balade sympathique dans un plat pays :face_blowing_a_kiss:

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Toi, tu vas poser ton lundi après Rennes, je t’emmène rouler, on verra si c’est plat…

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Merci pour les photos @Aurélien et merci à ceux qui les ont prises ça fait un beau souvenir, ça donne envie de remettre ça :grin:

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Et pourtant c’est pas toujours dans mon vocabulaire…
Mais clairement les deux-trois mois sans beaucoup rouler, ma fatigue et mon manque d’expérience en dénivelé me sont arrivés droit dans le visage au 4e ou 5e tour quand j’ai eu la plus grosse crampe de ma vie aux quadriceps. Vivre dans une ville sans dénivelé a pas empêcher @Cécile et @Alcide de briller sur cette épreuve.
Je suis pas fier de ma perf, je visais entre 6 et 9 tours donc j’ai fait le minimum syndical… Mais j’ai beaucoup appris sur cette épreuve, autant en terme de stratégie que de nutrition. C’était super intéressant et je re-signe pour la prochaine édition, je viendrais plus préparé !

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