Je ne sais pas ce que tu entends par point de bascule, mais tout est court chez moi, la taille, les jambes, les manivelles (et tout le reste sans doute, mais c’est subjectif
). Un joyeux bazar, oui et je ne pense pas qu’on puisse modéliser, normaliser ou standardiser grand chose en la matière, juste continuer de s’inspirer mutuellement… 
PS : je m’écarte un peu du sujet, mais je vous livre une anecdote sympa et intéressante me semble-t-il au sujet de la difficulté ressentie à l’usage du 36 : depuis le début de l’année, je me rends à l’entraînement de monobasket en empruntant les transports en commun, avec mon 24 donc ; en ville je me suis habitué à rouler en 24 et du coup, avec ma fille, nous avons repris les 24 pour les trajets interurbains ; la semaine dernière, je suis convoqué à 7h30 pour surveiller les épreuves de bac, c’est à une dizaine de km, ça fait longtemps que je n’ai pas utilisé mon 36 et je ne peux pas me permettre d’arriver en retard ; en prime, lorsque je roule en grande roue, je n’aime pas me presser, je préfère aller à mon rythme ; je glisse donc le 36 dans le coffre de ma femme et elle me dépose avec, de sorte que je puisse faire le retour à monocycle ; une fois la surveillance terminée, j’enfourche mon 36 pour amorcer le retour et là, big badaboum, la catastrophe, j’ai dû laisser passer trop de temps, on dirait que j’ai tout perdu, je n’arrive plus du tout à maintenir l’équilibre, je m’écroule lamentablement au bout de seulement quelques mètres, une première fois puis une deuxième, et je perds instantanément toute confiance en moi, je ressens à nouveau l’appréhension, comme au premier jour, le fait est là, accablant, je ne sais plus faire de 36 !? Mais il me faut pourtant bien faire le retour, une dizaine de kilomètres, alors je remonte en selle et je persiste, me disant que la réadaptation ne va pas prendre plus de quelques minutes, et je m’en sors bonant malant, la route puis un premier croisement, puis le trottoir puis la traversée d’une route puis le trottoir à nouveau pour pouvoir rejoindre une piste cyclable, et là à nouveau à chaque virage je perds l’équilibre, puis je m’écroule mollement au troisième virage, à nouveau, merde alors ! Et c’est là (j’avoue ma négligence, mon pneu de 36 tient super bien la pression et je n’avais pas pris la peine de la contrôler) que je constate que mon pneu est quasiment à plat, j’arrive à le presser à la main, je suis sûr qu’il n’avait pas même 0,5 bars. Je renonce donc à poursuivre mes efforts et je rejoins la piste cyclable en poussant mon monocycle devant moi, sur quelques dizaines de mètres seulement. À présent que je comprends la cause de mon déséquilibre, je suis bien déterminé à trouver une pompe à vélo (j’en ai pas avec moi non plus
) ; une fois sur la piste, j’arrête un premier cycliste, mais il n’a pas de pompe, puis un deuxième et je regonfle mon pneu. Après un premier essai, je vois qu’il manque encore un peu (c’était une pompe minuscule sans manomètre). Le cycliste me propose gentiment de remettre un coup de gonflage, ce que j’ai fait, continuant de gonfler mon pneu jusqu’aux alentours de 2,5 ou 3 bars.
Je suis remonté en selle, et c’est reparti comme en 40, j’ai avalé mes 10 km en douceur, avec le même plaisir qu’au premier jour !
Comme quoi, l’équilibre ça tient à peu de choses !
