ISIS c’est un axe conique avec des grosses cannelures
QAXLE c’est un axe cyclindrique avec des petites cannelures (c’est la même chose que shimano holotech)
Les 2 sont plus robustes qu’un axe carré. L’axe carré est suffisant pour débuter tant qu’on ne fait pas de saut.
L’ISIS était le standard d’axe dans les années 2010 et jusqu’à aujourd’hui. QAXLE est plus récent et est en train de devenir le nouveau standard.
Koxx One est une marque disparue, je suppose que les axes koxx one étaient tous en ISIS.
Le fait de rouler avec les 2 mains posées sur la poignée montre que tu es capable de rouler sans agiter tes bras en l’air. C’est un préalable avant d’envisager de rouler avec un guidon (et aussi pour utiliser un frein).
Par contre, tenir la selle est différent et est vivement déconseillé aux débutants. Si tu tiens la poignée et que tu chutes, tu peux plus facilement faire une mauvaise chute (genre tu tombes en arrière et tu as un pied qui passe devant la pédale, le mono te fait une balayette…).
Oui les axes Koxx proposés sont en Isis, ils existent en 2 versions : Reinforced (vis de fixation des manivelles en diamètre M12x100 comme pour les autres marques d’axes ISIS) ou Light (vis en diamètre M15x100 donc axe plus creux et plus léger, un peu moins solides mais très largement suffisants même en utlisation intense)
Toutes les grandes marques ont proposé ces 15 dernières années ou proposent encore de l’ISIS. On le retrouve sur probablement plus de 90% des monocycles solides d’occasion et encore sur une bonne partie des monocycles neufs
La marque QU-AX et sa marque haut de gamme RBG ont été les 1er à proposer le standard Q-Axle, Kris Holm vient d’y passer, les autres marques, notamment Nimbus et Mad-4One restent (pour l’instant ?) fidèles à l’ISIS
A noter que l’axe Q-Axle étant plus gros que l’axe ISIS mais que les cadres restent les mêmes pour les axes ISIS et Q-Axle, les roulements pour les axes Q-Axle sont donc plus fragiles que ceux des axes ISIS, notamment en utilisation trial/street/flat et Muni
Ayant un montage en partie réalisé par Pascal, je me permets de donner mon avis!
Je suis parti sur la Roue Halo T2 qui n’est pas adaptée au Muni, mais qui permet déjà de passer un peu partout sur une utilisation quotidienne/rando, il suffit d’adapter le pneu : j’ai un G-One Speed en 2,35" quand je fais plutôt de la route, et un VeeTyre en 3" que j’utilise surtout en automne/hiver quand les sols sont humides et glissants.
Ce montage donne une roue très légère et réactive (surtout avec le G-One), ce qui est plutôt plaisant dès que ça grimpe un peu! J’ai des manivelles en 125 et ça fonctionne bien (je ne roule plus assez pour passer en 114 sans galérer à chaque reprise)
Pour le reste je me suis fourni au CDK pour la fourche et la selle KH (Pascal ne propose pas la marque:!), même si je regrette un peu de ne pas avoir pris une fourche en #RGB, pour avoir un peu de couleur!
Si jamais tu veux tester ce que donne ce genre de montage, on peut se croiser sur Nantes
Comme l’explique @toutestbon, le fait de rouler avec les 2 mains sur la poignée est un entraînement qui apprend à trouver son équilibre sans plus avoir besoin d’agiter ses bras en l’air, en fait, à dissossier/positionner son buste, un préalable avant d’envisager de rouler avec un guidon.
Par contre, je ne déconseillerais pas forcément de tenir la poignée à une main, même si c’est difficile, qu’on a longtemps tendance à tordre le buste et à accentuer la sensation désagréable de dérive dûe au dévers, qu’il faut donc se forcer à avancer les deux épaules parallèles pour redresser sa posture et aligner sa trajectoire.
Tirer sur la poignée, ça m’a été vivement conseillé dès mes débuts et ça s’est vite avéré très utile, notamment en muni.
Par contre, comme pour le surplace ou la montée, il vaut mieux dès le début travailler les deux côtés (en l’occurrence les deux mains), pour éviter de prendre de mauvaises postures et de se crisper.
Changer de main sera également très utile pour libérer son bras si besoin, pour attraper
quelque chose, avertir que l’on va prendre un virage, ou pour le reposer tout simplement.
C’est également très utile pour lutter efficacement contre le dévert, on tire dans le sens opposé bien évidemment.
C’est également utile pour gérer les virages, les accélérations, le freinage et le sur place sauté.
En monobasket par exemple, où le dribble et le shoot occupent une des deux mains, mais où il faut néanmoins accélérer, décélérer, se stabiliser et se mettre en extension pour défendre et intercepter le ballon.
En clair, quel que soit la pratique qu’on va avoir à monocycle, il me semble important de tirer sur la poignée d’une main, la droite ou la gauche indifféremment, et donc d’apprendre à se délatéraliser, c’est un gros avantage.
Même si c’est difficile, et pour le moins pas instinctif, c’est un truc qu’on finit par faire machinalement, mais comme il faut du temps, c’est pas forcément facile à expliquer.
Pour faire simple, c’est un peu comme tenir le pommeau d’une selle pour faire du rodéo : tu tires fort dessus pour rester le cul collé sur la selle et pas te faire éjecter.
Ben en gros c’est le principe : quand tu veux accélérer fort, tu appuies, tu as tendance à basculer en arrière, et il faut donc te pencher en avant. Le fait de tirer sur la poignée te permet alors d’appuyer efficacement pour redresser ton corps et éviter la chute en avant ; mais ça te permet également de doser ton effort pour ne pas à contrario te retrouver projeté en arrière ; c’est très bizarre à expliquer, parce que dans une montée par exemple tu vas avoir besoin de te mettre en danseuse et de pousser très fort sur tes jambes et tu vas donc devoir tirer comme une mule sur la poignée ; logiquement, on pourrait s’attendre à ce que ce soit l’inverse en descente, et bien non ! En descente, tu vas rétropédaler pour ralentir, ce qui va avoir tendance à te faire tomber en avant, du coup tu vas te pencher en arrière et tirer sur la poignée de la selle pour te retenir !
En clair, à monocycle, on tire tout le temps sur le poignée et on finit par ne même plus se demander pourquoi.
En tout cas, c’est ainsi que je l’ai enseigné à ma fille après l’avoir appris et ça a plutôt l’air de lui avoir réussi.
Lorsqu’on chute avec une grande roue, on a du temps en l’air avant de toucher le sol, on a largement le temps de lâcher la poignée.
La chute peut être un peu plus difficile (si le buste est tordu), mais ce n’est pas le fait de tenir la poignée qui va la provoquer, bien au contraire.
Je n’ai jamais pratiqué le judo, mais j’ai fait des années et des années de roller et j’ai toujours le réflexe de chuter à la manière d’un judoka, en plongeant puis en enroulant le corps autour de l’épaule (une petite impulsion permet de retomber sur ses pieds après avoir roulé sur le côté et sans que le dos n’aie touché).
Il me semble que c’est important à apprendre lorsque l’on commence à faire de la distance à monocycle. Même si les chutes sont de moins en moins fréquentes au fur et à mesure, il y en a nécessairement tôt ou tard, c’est inévitable. Il faut s’y préparer et savoir le gérer. Tu peux t’y entraîner dans l’herbe, c’est ce que j’avais fait.
@Stelvio, l’autre jour, alors que ma fille avait oublié ses gants et qu’on roulait sous la neige en 36", je l’ai surprise les mains dans les poches de son blouson et j’ai repensé à ce fil de discussion, lorsque je ne déconseillais pas forcément de tenir la poignée à une main… Au risque d’enfoncer une porte ouverte (et même si selon elle, c’est « stylée »), il faut biensûr éviter de rouler ainsi, avec les mains coincées au fond des poches.
Merci pour ce conseil ! Oui, je préfère les gants aux poches !
J’ai fait mon premier 6km hier en 20’. Un peu fastidieux…
J’attends un 29’ du CDK qui arrivera prochainement. J’espère que tout ne sera pas à réapprendre.
Je m’essaie au surplace, mais sans aucun succès.
Je m’entraine aussi à ralentir, m’arrêter (presque) et repartir…
Il faut bien avoir les pieds à la verticale (une pédale en bas et une en haut).
Et la vraie astuce c’est de te tenir au minimum pour comprendre le mouvement
Voilà mon mono 29’ est arrivé et monté. Hâte de l’essayer…
Bon, malheureusement. une chute à vélo sur les poignets m’oblige à reporter cela de quelques semaines!
C’est un peu impressionnant tout de même cette hauteur !
J’ai enfin essayé mon nouveau RGB 29’. Ouah ! C’est génial.
Démarrage en me tenant la première fois, et tout de suite des sensations agréable dans la vitesse, dans la navigation, les changement de direction.
Puis après deux ou trois essais, à mon grand étonnement j’ai réussi à monter dessus en direct Mount. Le pneu et si large que ça en est très stable, ce qui aide à avoir un peu de temps à l’arrêt avant de réussir à enclencher vraiment le démarrage.
Je n’ai pas résisté à faire un tour dans l’herbe et le terrain à côté de la petite piste Et là aussi, ça passe, alors qu’en 20’ je n’avais jamais réussi.
La taille de la roue, l’inertie aussi, semble rendre les choses plus simples.
Un nouveau monde s’ouvre à moi, le chemins de halage, les chemins en bon état etc…
Mais je compte bien continuer à faire du 20’. J’essaie le surplace, ce n’est pas gagné. J’essai d’avancer, de m’arrêter, de redémarrer etc…
Je tourne relativement court, mais je ne maîtrise pas bien la dissociation de mon bassin. Même si je pense avoir compris le mouvement pour tourner proprement, et que je le visualise (pas la tête mais le bassin qui initie la rotation, la tête et le buste vertical, le bassin et les jambes complètement arqués/ « cassés » sur le côté extérieur au virage, afin que la roue tourne autour de l’axe formé par le buste et la tête), ça ne me paraît pas du tout naturel / intuitif, (si on y réfléchit, aucun de nos mouvements ne le sont lorsqu’on fait du monocycle) : j’ai l’impression de me tordre latéralement, je trouve ça assez désagréable, déstabilisant (à priori contradictoire avec une recherche d’équilibre) et limite douloureux au niveau des articulations.
En roulant, dans les virages, j’ai progressivement compris l’intérêt de garder de la vitesse (comme celui de maîtriser l’usage du guidon), et depuis, de préférence, c’est mon buste qui penche plus naturellement en même temps que la roue (j’essaie d’avoir un maximum d’inertie, pour faire corps avec la machine).
Pour tourner court (en particulier en gymnase, au monobasket), jusque là, j’ai tendance à ralentir le pédalage, à le saccader, (voire à le stopper) et intercaler des mouvement de pivot avec les hanches.
Ça fait à peu près le job, mais ça n’est pas propre, par ailleurs, je perds en stabilité, en vitesse, en fluidité et en précision, ce qui est plus ennuyeux.
Je m’entraîne actuellement pour améliorer ma stabilité en sur place (immobile), éviter les obstacles, changer brutalement de direction, rouler en arrière et sauter avec les mains en l’air, mais je vois également l’intérêt que j’aurais à fluidifier mes rotations, dans l’idéal à faire la toupie.
Quel(s) repère(s) interne(s) ou élément(s) technique(s) m’aiderai(en)t à garder le buste stable tout en laissant le bassin initier et diriger la rotation ? …
Comment éviter de saccader mon pédalage quand sa cadence n’est pas encore suffisante ?..
D’avance merci pour vos conseils…
PS : je ne réponds pas au bon endroit, il faudra peut-être déplacer mon poste dans un autre fil de discussion, désolé, mais j’ai eu beau chercher, je n’ai pas retrouvé le fil dans lequel Maxence nous expliquais comment tourner proprement.
Je sais également que vous êtes en plein Unicon, et tout ça peut attendre…
Bravo pour les podiums et les médailles, vous êtes trop forts !
Salut Nico ! Tu roules en standard (24/125) en gymnase ? C’est pas l’idéal pour faire la toupie, il faut s’inspirer des freestyleux
Comme tu le précises l’inertie joue un rôle important dans la stabilisation du pedalage sur l’angle. À haute vitesse sur grande roue c’est intéressant de pencher le haut du corps, mais en gymnase pas tant je trouve.
Raccourcir les manivelles permet de gagner artificiellement en inertie sur les petites roues parce les mouvements parasites ont un impact moindre sur le pédalage, d’après moi.
Pour pouvoir tourner en cassant le bassin plutôt qu’en penchant le haut du corps il faut fluidifier le pédalage et réussir à garder le rythme.
Tu dis que ça te semble contre intuitif relativement à la recherche d’équilibre, mais en fait quand tu te dis que pour tourner c’est justement le déséquilibre qu’il faut chercher, ça résout le paradoxe
Bref il faut libérer au maximum le poids sur les pédales pour le concentrer sur la selle pour pouvoir tourner sec (jusqu’à faire la toupie !)
Salut ! Relire ces messages maintenant est assez drôle. Hier, nous avons participé à un Criterium. C’est un mélange entre course sur route et parcours d’agilité (type IUF, mais en plus long). Il y a de nombreux virages, allant jusqu’à des demi-tours complets. En parcourant les photos officielles, on peut observer la manière de tourner des champions. Par exemple, ici, Gert-Jan se penche vraiment beaucoup tout en gardant son corps dans l’axe de son mono :
Salut @Chaton et merci beaucoup pour ta réponse très technique !
Oui, je roule encore en standard 24/125
Je n’ai pas de mal à le comprendre (puisque pour préserver mes genoux, j’ai très vite roulé avec des manivelles courtes, longtemps en 26/82 et même tenté de réduire jusqu’à 29/75) ; j’aime beaucoup rouler en manivelles courtes, très léger sur les pédales ; par contre, c’est pas top pour s’arrêter en rétropédalage ; déjà qu’en 125 mm (toujours pour préserver mes genoux), j’ai tendance à ne pas m’arrêter suffisamment franchement ; je m’y entraîne, mais si je raccourcis les manivelles, je me dis que je vais allonger ma distance de freinage…
Du coup, tu me conseillerais de tester quelle longueur, sachant que j’ai une interface Qaxle, et donc pas énormément de choix de longueurs entre 75 et 125 mm ? …
Concernant la taille de la roue, je ne mesure qu’ 1m70 et je pense que j’ai ptet intérêt à rester en 24" (avec le bon gros pneu Thick Brick 24x3 pour gratter encore quelques cm) ; je me trompe peut-être, car pour le coup, avec un pneu de plus de 2 kg, ça m’ajoute une vraie inertie : c’est plus lourd à emmener et à lever (bon, ça fait les muscles, c’est déjà ça) ; après, je me dis que si je repasse ensuite sur un pneu kenda Kranium, même si je perds un peu en adhérence pour tourner court, je risque de me sentir nettement plus léger, réactif et maniable…
CQFD ! MERCI !
Ok, c’est super clair, en manivelles courtes et avec un peu d’entraînement, je pense que ça devrait pouvoir se faire… Pas certain en revanche que ça améliore mon efficacité à court terme sur le terrain (priorité à la stabilité en défense, donc en sur place, fixe/immobile), mais c’est très intéressant en tout cas, et à fouiller donc… Et encore merci
Je pense que c’est toi @Maxence qui a la position la plus efficace. La position de Gert-Jan est plus belle et pour tourner dans un stade sec c’est suffisant, mais ta position optimise l’adhérence.