Question descente et frein

#1

Salut !

Pas très loin de chez moi il y a une côte assez balaise. 200m de long et 30m de dénivelé.
Avec mon 24" / manivelles de 137 / frein à patins, je la descendais sans trop de souci. Je ne me rappelle plus comment j’ai commencé à la descendre ni si ça m’a pris plusieurs essais. Je ne me rappelle pas être tombé non plus.
Cela dit, la difficulté ne vient pas tant du dénivelé que de l’état de la chaussée :

De nombreux trous et bosses qui sont d’autant plus gênants que l’on descend (ou que l’on monte…).

Après un an sans repasser à mono par cette rue, j’ai remis le couvert.
Accessoirement je réussissais à en monter les deux tiers avec mon 24", mais avec mon 27.5" et manivelles de 125 c’est une autre paire de manches :smiley: Enfin je vais m’améliorer avec le temps… Mais revenons à la descente.

J’ai donc essayé de la descendre avec mon 27.5" / manivelles de 125 / frein à disque.
J’ai essayé deux fois, la première fois j’ai abandonné assez rapidement car j’étais pas en confiance.
La seconde fois je suis allé bien plus loin, mais je trouvais mon équilibre très précaire. Je sentais que les trous et bosses mettaient vraiment à mal mon équilibre, de même si je déviais sur la droite ou sur la gauche, c’était plus dur à rétablir.

Pourtant je ne crois pas qu’il y ait énormément de différences entre mes deux monos pour descendre un truc pareil ? Sur mon nouveau mono les manivelles sont certes plus courtes, mais le frein à disque peut-être plus progressif/précis et la grande roue est supposée rouler sur les obstacles plus facilement.

Je note quand même que je n’ai pas de prolongateur de levier de frein sur mon 27.5 contrairement à mon 24" qui avait une extension KH.

Pour freiner, j’utilise mon majeur, reste que je me solidarise de ma selle avec seulement l’annulaire et l’auriculaire. J’ai l’impression que c’est un peu trop limite et un troisième doigt ne serait pas de trop…

Avez-vous des conseils à me donner pour arriver à appréhender cette descente qui m’intimide et que je sois moins gêné par ses obstacles ?

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#2

Freine pas

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#3

Change de manivelles

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#4

Mais je veux vivre.

J’ai pas envie parce que mes 125 sont idéales pour 99% de ma pratique, je me vois pas changer juste pour pouvoir faire cette descente… :man_shrugging:

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#5

Comme l’a dit Loïc, ne freine pas. Freiner, c’est douter ! :smiley:

Je freine à peu près comme toi. Majeur et/ou index sur le frein, les autres doigts sur la poignée de la selle et ça suffit en général. Le seul problème de cette configuration, c’est sur les longues descentes où l’on finit par ressentir de la fatigue dans le majeur et l’index qui forcent trop. Mais tu n’en es pas encore là :wink:

Selon moi, c’est vrai seulement si tu roules à une vitesse assez élevée pour franchir les obstacles. Cette vitesse minimum n’est pas forcément excessivement grande, mais le fait d’user du frein t’empêche peut-être de rouler assez vite pour profiter de la grande roue.
Je me rappelle du cross de la dernière CFM où l’on avait un parcours rempli de nids de poule. J’étais en 36" donc j’étais censé passer aisément. Sauf que je suis tombé et pour remonter puis reprendre de la vitesse, c’était impossible puisque je n’avais justement pas assez de vitesse pour profiter du franchissement d’obstacle de la grande roue. Bref : “if you bourrine, you passe” !

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#6

Oui, les 125 sont un bon compromis tant que le terrain n’est pas trop accidenté. Il permet de passer correctement sur les obstacles sans toutefois trop se traîner. Garde-les ! :wink:

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#7

Et quelle longueur il faut pour une descente en général selon toi ?

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#8

c’est de l’humour, je suis très mauvais en descente donc je suis mal placé pour te donner des conseils, j’ai cependant remarqué qu’en levant les fesses de la selle j’arrive à plus freiner qu’en restant assis
:yum:

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#9

La maitrise du frein demande beaucoup d’entrainement… perso j’y ai passé beaucoup de temps notamment avec la pratique de la roue libre et de la descente (à l’occasion pour la dernière). Je l’ai travaillé pour me faire une “assurance” pour rouler toujours plus vite :stuck_out_tongue:
L’utilisation du frein nécessite de déplacer son centre de gravité vers l’arrière, alors que pour bien maitriser la descente, il faut mettre de l’engagement vers l’avant (comme dans les sports de glisse). Je te dirais donc volontiers qu’il faut accepter la vitesse et aller de l’avant. :slight_smile:
Pour ma part, j’utilise beaucoup moins le frein depuis que j’accepte la pente (j’avoue que sur route, je suis rarement dans une pente à 10%… mais en tout terrain, à force de trop freiner on se retrouve sur les fesses par manque d’adhérence). Avec un 27,5 / 125mm dans une telle pente, j’imagine que tu devrais pouvoir réguler ton allure sans frein, fais travailler ton équilibre et tes cuisses :wink:

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#10

Excellent ! on en revient à “freine pas”

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#11

ah enfin quelqu’un qui me me donne raison! (bon d’accord du coup je ne tiens pas ma selle et je laisse pendre mes bras très bas vers l’avant -position du chimpanzé- et c’est sans doute pas idéal)

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#12

J’émets quelques réserves sur ce point. En descente, j’ai plutôt tendance à aller vers l’arrière pour éviter de basculer dans la descente. Le pire qu’il puisse m’arriver dans cette configuration est de tomber sur les fesses et c’est beaucoup moins dangereux qu’une chute en avant dans la pente.
Après, la situation est différente sur les toutes petites pentes mais selon moi, il vaut tout de même mieux se mettre en arrière dans le cas général !

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#13

Je suis totalement d’accord sur le fait qu’il y a moins de risque à se pencher en arrière, au pire on se retrouve sur les fesses. Après, je n’envisage plus de rouler sans guidon… je peux toujours me redresser en poussant sur le guidon (que ce soit en 26S avec la selle-guidon mad4one ou sur mon 36S avec prolongateur).

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#14

Je comprends pas très bien votre truc de se pencher en avant pour descendre une grosse côte. En mono, on se penche en avant quand on accélère ou qu’on roule a une certaine vitesse, et on se penche en arrière quand on ralentit. Me pencher en avant dans une côte impose que j’accélère beaucoup ou que je roule très vite, non ? :thinking:

J’ai repris ma petite rue cet aprèm, je suis allé moins loin que la dernière fois, mais ça va venir. J’y roule très lentement. J’irai sûrement un peu plus vite avec l’habitude, mais pour le moment j’ai juste l’impression que si je roule plus vite je vais me casser la gueule sévère et j’ai pas trop envie… Et mon frein est un peu trop léger, beaucoup plus que le frein à patins de mon 24", ça me gêne un peu pour freiner brusquement (pour descendre avant une chute anticipée par exemple).

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#15

Ma petite pierre :

D’abord, sur la tenue de la selle : effectivement, réussir à freiner et tirer fermement sur la selle, c’est un des plus gros défis de l’apprentissage du freinage en tout terrain.

Perso, je freine indifféremment avec index et majeur des deux mains quand c’est relativement lisse, mais dès que ça devient vraiment cahotique et cabossé, je freine de l’index, avec le reste de la main qui tient la poignée sur le côté. C’est ce qui marche pour moi, et ce n’est qu’une solution parmi d’autres.

Pour ce qui est de l’engagement vers l’avant / arrière. Mon ressenti, c’est qu’en utilisation de frein, on va utiliser la selle pour pousser le monocycle vers l’avant et rester en contrôle. Ce qui implique d’avoir les fesses légèrement en arrière. L’engagement en avant, ne consiste pas à mon avis à se pencher violemment en avant, mais plutôt à s’obliger à maintenir une vitesse assez rapide, qui permet un bien meilleur franchissement, un lissage des obstacles et cahots.

Just my 2 cents.

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#16

C’est un truc de skieur: on a un équilibre particulier qui permet, entre autres choses, de ne pas déraper (les skieurs débutants se penchent en arrière dans la pente ce qui est une erreur). En mono cela consiste à retenir avec les pieds la pédale montante (pas la pédale descendante). après ça se discute selon les caractéristiques du sol et de la pente (on a beaucoup plus de force à retenir la pédale descendante avec le poids du corps -bien regarder des videos de skieurs extrèmes pour comprendre les choix en-avant/en-arrière -).
Seul problème: c’est psychologiquement difficile de se “jeter” dans la pente la tête la première.

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#17

Oui, quand je dis de se pencher en avant, c’est de l’ordre du micro-ajustement, l’utilisation du frein a tendance à faire qu’on se penche plus facilement vers l’arrière, ça apporte plus de sécurité mais la vitesse et le contrôle du monocycle ne sont pas forcément optimaux. Pour ma part, je pense que le fait de rouler avec des guidons rigides a pas mal changer mon approche de l’équilibre sur le monocycle.

Dans la même idée, pendant longtemps je me penchais en avant (il me semble que c’était en avant…) au moment de passer la vitesse du schlumpf… alors qu’aujourd’hui je reste dans la même position.

+1 MOU : J’ai appris tardivement le ski et j’ai eu les mêmes conseils pour avoir du contrôle.

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#18

Ah, merci pour l’explication !

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#19

J’ai redescendu la pente hier ; encore pas jusqu’au bout, mais ça progresse. J’allais un peu plus vite, et surtout, SURTOUT j’ai pensé à lever mon cul de la selle pour moins prendre les chocs des obstacles. Je le fais tout le temps sur du plat, mais pendant la descente j’y pensais pas, allez savoir pourquoi…

Je pense qu’il faut que je colle une extension de levier de frein aussi parce que je trouve vraiment pas ça pratique de garder le majeur sur le levier pendant la durée de la descente (quant à me priver de frein et m’en remettre à mes cuisses musclées ; pas possible pour la partie la plus raide).

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