c’est vrai que le roll-back peut poser problème dans certaines situations et qu’il est difficile de s’en débarasser.
Perso je préfère la montée directe: manivelles à l’horizontale, il faut une impulsion du pied d’appui au sol (en pliant bien la jambe) la difficulté est d’éviter d’appuyer sur le pied qui est positionné sur la pédale (horizontale vers soi)… il faut s’entrainer et éventuellement donner un petit mouvement vers l’avant si la pédale que tu vises remonte un peu… le pied d’appui au sol va se projeter pour attraper cette pédale qui est devant . Précaution: mettre bien la manivelle à l’horizontale pour le pied qui va l’attraper se positionne facilement. Bref c’est un truc qui demande un peu d’entraînement. Il est plus facile de s’entraîner à ça sur une légère pente descendante.
Ben quoi c’est très bien le roll-back, ça permet de monter direct en surplace. Et en montée c’est le plus simple.
Mais c’est vrai que maitriser les deux c’est bien aussi. Avant de maitriser la montée sautée/marchée qui peut être flippante au début, le mieux c’est de s’entrainer à la montée statique. C’est la version simple de la montée marchée.
Cette vidéo est une des mieux expliquées. On comprend bien où mettre les points de pression avant de sauter depuis le pied encore au sol.
yep, si on aime la musique country (qu’on coupe le son ou qu’on arrive à en faire abstraction), c’est effectivement une vidéo très détaillée, qui décompose le mouvement et permet de comprendre qu’il ne faut surtout pas appuyer sur le pied en appuie sur la pédale, mais juste mettre une impulsion.
C’est l’essentiel à retenir sur ce type de montée statique, mais c’est pas sûr que ça aide à la débloquer.
Le roll-back aide à apprendre le sur place et la marche arrière, c’est clair, mais selon moi, il vaut mieux commencer par apprendre la montée marchée/sautée, qui me semble plus simple et accessible et qui de surcroît nous met directement dans le léger déséquilibre avant indispensable pour avancer…
Si tu rates la pédale (ce qui me semble assez peu probable dans le cas d’une montée marchée, le pas d’élan aboutissant à un mouvement relativement lent et précis), je dirais que tu risques éventuellement de retomber maladroitement sur tes pieds,
à la rigueur de trébucher et de te recevoir sur les mains, et dans le pire des cas, de t’érafler le tibia avec la pédale (ce que tu éviteras sans mal avec des protège-tibia et des pédales en plastique sans picot métallique).
Le mieux c’est de pratiquer plusieurs montées au final. Perso quand je m’y suis attelé, j’ai travaillé le roll-back et le statique. Quand j’en avais marre de pas réussir l’une apres multiples tentatives, je bossais l’autre. Les deux ont fini par rentrer avec peu de décalage.
Je voulais vous demander un truc:au début pour l’entrainement à la montée statique est -ce que vous mettiez quelque chose derrière la roue pour éviter que le fait de mettre le pied sur la pédale proche fasse reculer le mono ?
Je demande ça car j’ai essayé dans mon garage et c’est vraiment difficile de ne pas mettre ne serais ce qu’un chouia de poids sur la pédale
Pour la monter statique en gymnase je propose à mes élèves 2 tapis (5cm d’épaisseur chacun), mais un trottoir peut faire l’affaire en appui arrière de la roue du mono. Ca réduit le risque d’un appuie trop fort sur le premier pied et que le mono parte en arrière donc un chute en avant puisque le corp doit se positionner proche de la verticale pour enclencher la marche avant.
Sur cette montée une fois la selle entre les jambes et le premier pied sur la pédale c’est l’impulsion du pied au sol qui détermine la pression du pied sur la pédale. plus elle est forte et plus elle permet au corps d’aller à la verticale de la selle moins il y a d’appui sur le pied de la pédale donc moins de retour du mono en arrière.
J’arrive pas à retrouver le lien d’une vidéo qui expliquait cela avec un entrainement avec un œuf sur un moellon ou fallait passer le corp au dessus du moellon sans écraser l’œuf . (cette vidéo est quelque part en lien sur ce forum)
Je ne sais pas si je suis clair avec mes explications mais si quelqu’un retrouve la vidéo et l’ajoute à cette discussion ca peut aider à la compréhension de mes explications.
En tout cas on peut utiliser un support arrière à la roue (tapis trottoir …) pour essayer cette technique en réduisant les risques de chute.
Je la cherchais moi aussi à l’époque, mais impossible de remettre la main dessus, puis @Maxence l’avait retrouvée, merci Maxence, (où, je l’ignore) !
C’est récurent, et du coup, pour aider ceux qui cherchent les excellentes vidéos de ce genre, ce serait ptet pas mal de créer un fil de discussion, « tutos débutants et après » par exemple, un fil dans lequel on les regrouperait, et dans lequel on pourrait essayer de faire une synthèse des nombreux et très longs échanges disséminés ça et là sur ce forum depuis des années…
Et puis ça éviterait de se relire quelques années après et de se rendre compte qu’on radote… Après, vu le titre de ce fil « Quand votre corps à des trous de mémoire », ça peut également rester ici …
Par contre sur le forum international,où il est question de plus de 50 ans,voilà ce qui est dit:”Oui, oubliez cette histoire de coquilles d’œufs piétinées. Ce type est complètement à côté de la plaque. Tant mieux pour lui, mais revenons sur terre et occupons-nous des mortels.”
Pour info. concernant les protège-tibia, tu trouves des modèles de base entre 5 et 7 € dans tous les magasins de sport (bon, il faut avoir envie de rentrer dans un magasin)… Mais j’admets que c’est astucieux la bouteille, à condition de porter un pantalon en-dessous, pour ne pas se couper (ce qui n’est pas le cas en monobasket, où on est tous en short) et à condition également que le choc ne soit pas trop violent
Oublie ce que tu as lu sur le forum international !
Ce type est super drôle, et ça n’empêche que le principe qu’il nous aide très intelligemment à mettre en évidence est fondamental ; il le fait sous couvert de l’humour, mais il est tout sauf à côté de la plaque selon moi !
T’es pas obligé de mettre un œuf sous ton pied, hein… L’essentiel c’est les 2 parpaings (pas besoin de mono ni de protect), et si tu imagines l’oeuf sous ton pied, déjà,ça ira bien : ça va t’aider à trouver ton geste, et à le régler crois-moi ! …
Quand tu l’auras trouvé et automatisé, que tu arriveras à le doser, que tu seras en confiance et que tu prendras le monocycle pour en faire autant, tu pourras alors aussi faire légèrement pencher le cadre du côté de la jambe qui saute.
Bon entraînement et bonne chance, essaie avec 2 parpaings, ça mange pas de pain ; tu vas trouver ton geste, tu vas y arriver, j’en suis certain…
Oui, bien sûr, je comprends parfaitement ! Ce sont juste des suggestions. T’es pas obligé de mettre un œuf ou un parpaing sous ton pied, t’es obligé à rien en fait !
Résumé
(Mais si t’es un peu frileux à sauter dans l’inconnu, mets un vêtement chaud… )
Je relance à nouveau ce sujet car j’ai remarqué que, lorsque je n’ai pas roulé depuis longtemps sur une grande roue (29 ou 36"), il m’arrive encore de rouler « en crabe », tordu sur le côté. C’est épisodique, mais très désagréable et assez incompréhensible. Par ailleurs, lorsque je prends la mauvaise habitude de monter avec appui (par fainéantise), je perds progressivement confiance en ma montée sautée (montée que je pratique pourtant machinalement depuis des années).
Je suis complètement d’accord avec tout ce que je lis dans ce fil de discussion, à ceci près que, depuis que je m’entraîne très régulièrement au monobasket en 24" (avec pour objectif l’amélioration et l’automatisation de mon « sur-place » / équilibre statique et relance sous le panier), je constate que mes progrès en 24" ne valent pas avec les grandes roues (que j’utilise moins du coup).
Concernant la régression en montée, plus on progresse en équilibre, plus on reste en selle et moins on utilise la montée ; j’en déduis qu’il faudrait continuer à s’entraîner à tout ce qu’on sait, et même lorsqu’on n’en a moins besoin (il faut beaucoup de temps)
En bref, je crois que même si nous ne nous en rendons pas compte, nous faisons preuve de plus de courage, de mérite et de persévérance que nous le croyons ; que ce que l’on pratique, en plus d’être difficile, s’avère très exigeant, car ça se désapprend beaucoup plus vite que ça ne s’apprend, que ça nécessite donc un entraînement régulier et sans relâche, qu’il est question de discipline, de routines et de conditionnements du cerveau, et que c’est sans doute ce pourquoi on dit parfois (à juste titre, je pense) que le monocycle n’est pas seulement un sport ou un mode de déplacement, mais aussi un choix et un mode de vie. C’est pas pour nous lancer des fleurs, mais je dis Bravo ! Vive le monocycle et vivent les monocyclistes !