Si ça peut aider quelques personnes qui démarrent ou pratiquent peu la descente en muni quelque soit le type de muni pourvu qu’il ait un frein:
-baisser votre selle par rapport à de la route ou du muni sur terrain vallonné
-essayer de toujours pédaler en freinant pour ne pas bloquer la roue et garder un minimun de vitesse particulièrement sur les grosses pentes et les terrains glissants. Si la roue se bloque, le pneu risque de glisser, y a grande chance de chute sur l’arrière.
Idem dans les virages serrés qui peuvent se rouler. Sinon, quand c’est vraiment trop serrer comme en montagne régulièrement, c’est passage en mode trial.
-se servir des jambes comme d’ amortisseurs en laissant un petit espace entre la selle et vous, tenir la selle dès qu’il y a des zones avec passage de petits rochers, de trous… Ca vous permettra d’éviter que mono ne se bloque et ne fasse bras de levier pour vous éjecter vers l’avant. En pratique, ça arrive souvent surtout quand on n’ est pas attentif au terrain. Dans ce cas là, courir et ralentir doucement sinon c’est double chute… première avec le mono, seconde en courant.
-sur les sauts en roulant, petits comme grands, accompagner le mono en prenant l’impulsion avec lui et en allant vers le haut et l’avant (facile à tenter sur des petits sauts… sur les sauts plus importants, y a la théorie et la réalité de la reception)
-un minimun de trial pour les sauts en statique vers le haut ou vers le bas et la gestion de l’équilibre statique
N’hésitez pas à rajouter des choses pour ceux qui pratiquent.
Ce qui fonctionne le mieux : poser son cerveau. Souvent, on s’empêche de faire des trucs que l’on sait faire, juste parce que le cerveau nous dit stop. Sans cerveau, plus de problème !
Pour la préparation du mono j’ajouterai aussi de baisser la pression de son pneu. La pression optimale va dépendre de votre pneu et chambre à air, tous ne réagissent pas pareil à pression égale mais il faut trouver une pression suffisamment basse pour que le pneu fasse une partie de l’amorti tout en gardant assez de pression pour ne pas toucher la jante sur les gros sauts.
Je me souviens d’une descente en DH dans la montagne où j’avais trouvé ma pression parfaite, j’ai fait la meilleure descente de ma vie, je me suis surpris moi même car j’étais en confiance.
Un pneu trop gonflé va renvoyer l’impact dans les pieds/jambes et donc déstabiliser. Il faut donc faire des tests pour trouver votre pression
Pour que les non-roue-libristes comprennent : en descente, savoir gérer correctement son frein est un prérequis pour s’attaquer à des sections difficiles (relativement à son propre niveau). La roue libre nécessite justement cette gestion précise du frein. Les deux disciplines sont donc complémentaires (comme souvent en mono finalement )
Je fais surtout de la roue libre sans freiner, ce qui implique de gérer finement l’équilibre du tronc. En descente, c’est tentant de freiner et de se pencher légèrement en arrière, mais c’est aussi la meilleure façon de perdre l’adhérence. Cela dit, je crois que c’est quelque chose que tu savais déjà faire avant de faire du muni.
tout à fait: c’est pourquoi je préconise dans bien des cas d’avoir plutôt une position de skieur (le buste va vers la pente: c’est pas intuitif mais on a aussi une meilleure tendance à freiner la pédale montante plutôt que la pédale descendante). avantage: moins de dérapages, inconvénient: chutes moins intuitives et plus problématiques puisqu’on a alors tendance à chuter vers l’avant.
Oui certains font de la roue libre en muni (en fait il s’agit de la plupart des pratiquants de roue libre), mais c’est le coast en roue libre sur route qui m’a permis de progresser en muni, sans pratiquer le muni
Le coast en roue libre m’aide à engager mon tronc dans la pente, qu’elle soit très légère ou très raide. Effectivement c’est aussi quelque chose que je travaille quand je fais ma semaine annuelle de ski alpin. D’ailleurs l’année dernière, après ma semaine de ski, je prenais plus de vitesse dans mes coast en roue libre (>35 km/h). Pour le coup j’essaye de ne pas débrancher le cerveau et de rester raisonnable…
Pour le muni, je pratique de façon ponctuelle sur un monocycle fixe. Sur un monocycle à roue libre, je n’aime pas freiner
Ça dépend, t’es prêt à dépenser combien pour t’améliorer ? À mon avis, comme l’a dit Louis dans son commentaire sur Insta, ton frein est beaucoup trop loin pour que tu puisses t’en servir convenablement.
Ensuite, j’ai l’impression que tu freines avec majeur + annulaire. J’aurais plutôt tendance à conseiller index + majeur. Il me semble que ça permet d’être plus précis et d’avoir plus de force.
Et pour finir : pourquoi tu freines ? C’est tout droit, il suffit d’appuyer sur les pédales sans réfléchir
(=> conseil à ne pas suivre, il faut toujours garder un filet de frein => => mais cela n’empêche pas d’appuyer sur les pédales pour aller plus vite !)
J’ai déjà réfléchi à changer le guidon (peut être à ma prochaine commande chez @jaco_flans …) pour rapprocher le guidon, mais je ne sais pas trop ce que ça apporterait. Quelqu’un pour m’aiguiller ?
Effectivement je freine avec majeur + annulaire, mais ce sont mes doigts forts (c’est eux que j’utilise dans les bidoigts à l’escalade). Et j’ai un frein puissant qui me permet de bien moduler et d’avoir tout ce qu’il faut.
Et la raison pour laquelle je freine, c’est simplement pour ne pas mourir. C’est effectivement droit, mais aussi très pentu (c’est casse gueule à pied). Pour moi, prendre de la vitesse (même un peu), ça veut dire chute qui fait mal (parceque c’est vraiment dur de s’arrêter après un UPD).
Je comprends parfaitement que tu n’aies pas envie de mourir, en plus la vue est magnifique.
Ça se voit sur la vidéo, et à ce titre, je trouve que même si tu roules pas à fond la caisse, tu t’en sors déjà bien ; après, avec ce guidon, j’avoue que ça fait plutôt peur en cas de chute !
Je ne pense pas être très bien placé pour donner des conseils (@toutestbon et @Maxence pourront témoigner de mon faible niveau en Muni, et pas que)…
… pour autant, je n’ai pas l’impression que ton guidon, assez long et tenu à une main, soient suffisamment efficaces pour stabiliser ton mono dans ces conditions.
On peut tirer beaucoup plus efficacement avec un guidon court, et de manière plus précise. Et comme le dit nico33, on a moins peur de mourir en cas de chute avec un guidon court
Alors, ça peut paraître contre-intuitif, mais accélérer quand c’est pentu, c’est souvent la solution. Ça permet de garder de l’adhérence, tout en profitant de l’inertie de la roue pour passer sur les petits obstacles. Il faut toutefois arriver à rester assez en arrière pour ne pas se laisser emporter par la pente… C’est une question d’équilibre
Et je reviens sur l’histoire des petits sauts qu’évoquait Louis. Comme lui, je suis convaincu par l’utilité de ces sauts en muni. Ils permettent de rectifier l’équilibre, et de passer sur certains obstacles un peu gros qui ne passent pas en roulant.
Bon, et sinon, si t’as peur de mourir… Pourquoi tu ne portes pas de protections aux genoux et coudes ?
Je n’ai rien à ajouter, si ce n’est que j’arrive à progresser en descente sans pratiquer la descente
Je pense qu’avoir un bon équilibre est la clé
Sinon, je suis d’accord pour le guidon : je crois qu’un guidon éloigné apporte du confort sur les longues distances, et qu’un guidon court améliore la maniabilité dans les passages techniques.
Je pense aussi qu’il y a plusieurs axes de progression : avoir une meilleure technique ou être plus rapide ? J’ai l’impression qu’être à l’aise pour changer de direction dans une descente demande de la pratique spécifique (petits sauts notamment) et n’a rien à voir avec le fait de filer droit dans la pente en amortissant le terrain (j’y arrive à peu près avec un pneu de 3").
Sinon sur la longueur des manivelles, je pensais que les manivelles courtes (< 125 mm), c’était juste pour aller plus vite, mais j’ai l’impression que j’aurais moins galéré en 125 mm qu’avec mes 145 mm dans la descente du cross country de CFM). Quand tu corriges l’équilibre avec des manivelles longues, ça freine plus/trop et parfois c’est gênant (perte d’inertie et d’adhérence).
Je pense que l’essentiel a été dis. Pour préciser concernant le guidon, @Maxence évoque le fait qu’un guidon court permet de tirer beaucoup plus et selon moi ça permet donc de bien mieux passer les bosses/ racines/ bottes de terre. Ça permet aussi, une fois cette bosse passée de mieux appréhender la descente en contrôlant.
J’évoquais les sauts dans mon commentaire sur insta et je pense à deux types de sauts: il y a les sauts qui accompagnent seulement la rotation de la roue et qui s’apparente à un rev (que j’utilise beaucoup en Muni pour avoir des réceptions stables avec mes pieds dans la position qui m’est confortable - pied droit en arrière et pied gauche devant). J’utilise ces sauts lors de petit drops. De plus la rotation de la roue fait qu’à l’atterrissage la roue va dans le sens inverse de la pente (comme si sur un bref instant le pneu remontait le pente, le temps que la réception se fasse complètement, jsp si je suis clair) et donc j’ai le sentiment que ça augmente le grip.
Le second type de saut que j’utilise aussi beaucoup c’est les sauts pour passer des plus gros obstacles (comme un tronc en travers par exemple). Ça il faut le bosser d’abord en 20 pouces avant de pouvoir le faire sur une roue si grande et faire de tels sauts avec un guidon si loin de la selle me semble presque mission impossible.
Après je dirais que mon style en Muni est largement influencé par ma pratique de street et de trial et que ça convient donc pas à chacun