il y a quelques chose de curieux: depuis 60 ans que je circule dans Paris, je trouve les automobilistes beaucoup plus aimables qu’avant et les cyclistes beaucoup moins! Bizarre! Pour des raisons de santé je roule actuellement en bivalve et l’autre jour j’ai failli m’emplafonner un gars qui a allégrement brûlé un feu rouge et m’est passé juste sous le nez (si je n’avais pas freiné à bloc c’était la collision!) Bien sûr il ne faut pas généraliser mais trop de bivalveurs considérent que les feux rouges ne sont pas pour eux.
Trop d’usagers tout court ![]()
Une des raisons de l’augmentation de ces comportements dangereux régulièrement mise en avant est le fait que les néo-cyclistes n’ont pas les réflexes de survie (et de cohabitation) des cyclistes plus vétérans. Ça ne posait pas de problème il y a quelques années puisque peu nombreux étaient ces nouveaux cyclistes. Ce n’est cependant plus le cas depuis la période Covid, avec de très nombreux néo-cyclistes qui n’ont pas les codes.
À cela s’ajoutent également les livreurs de repas (Uber Eats, Deliveroo,…) dont le salaire se mesure via leur rapidité à livrer les commandes. Ce point les pousse à ne pas respecter le code de la route : sémaphores, vélos électriques débridés, …
Concernant les automobilistes plus courtois, j’ai l’impression que ça dépend des villes… Mais un facteur qui pourrait expliquer ça est le phénomène de masse critique : les cyclistes parisiens sont désormais tellement nombreux et présents dans l’espace public que les automobilistes n’ont d’autre choix que de les considérer comme de réels usagers. Résultat : plus d’empathie et moins de bêtises au volant (enfin… Bon, ça reste des Parisiens au volant
).
J’essaie de temps en temps de les expliquer aux cyclistes occasionnels, je me dis qu’au moins je sème une petite graine. J’expliquais encore ce matin à une cycliste en vélib électrique, casque sur les oreilles, que c’était pas un comportement acceptable de klaxonner un petit (8-9 ans) qui s’insert sur une piste cyclable, de couper la route à son père qui avait le feu pour lui et de prendre un carrefour tout droit au feu rouge…
En effet il faut garder en tête que c’est l’ensemble de la population qui vote et que donc plus les cyclistes sont bien intégrés et acceptés dans la ville plus ils auront de place dédiée (c’est comme ça que je perçois les choses en tout cas). La cohabitation entre voitures, piétons et vélos est pas toujours facile mais les vélos doivent garder en tête qu’enfaite ne pas respecter les autres usagers est contre productif en plus d’être désagréable pour tous.
Je trouve ça assez difficile à faire, sans passer pour le vieux con moralisateur. Ça demande pas mal de pédagogie ; pédagogie que je n’ai pas quand j’ai envie d’insulter les gens qui font n’importe quoi ![]()
C’est cool si tu y arrives !
Oui c’est pas évident.
J’essaie de faire passer le message que je suis aussi cycliste et qu’on cherche la même chose. Après en réalité je suis pas certain que le message passe et c’est pour ça que la plupart du temps je laisse passer sans rien dire. J’interviens surtout lorsqu’un cycliste coupe la route à un piéton mais ça m’arrive de perdre les pincettes pour lui dire que le piéton est prioritaire
Déjà tu lui dis que les écouteurs c’est 90€ d’amende. C’est un bon début.
C’est correct, mais dans les faits, c’est compliqué : les gens ne supportent pas qu’on les prenne à défaut et ils se montrent la plupart du temps très agressifs lorsqu’on leur fait une remarque.
Ça me rappelle lorsqu’en pleine canicule, j’interpelais encore (très poliment) les automobilistes à l’arrêt moteur tournant, rechargeant leur téléphone, faisant tourner la clim à fond et prétextant que la personne attendue ne tarderait pas à revenir. Je n’ai jamais obtenu gain de cause et en prime, me suis à chaque fois senti super mal à l’aise. J’ai donc fini par renoncer, c’est bien dommage, mais je ne suis pas Don Quichotte ! ![]()
Ce genre d’usagers semblent généralement avoir délibérément choisi d’enfreindre les règles : ils sont décomplexés, méprisants et s’estiment libres d’enfreindre sciemment toutes les règles, y compris les règles élémentaires de bon sens, de courtoisie et de respect, (la fronde s’est généralisée : on a maintenant le droit de faire ce qui est interdit dès lors qu’on ne se fait pas prendre, c’est parfois encouragé, et on en retiretait presque une certaine fierté… Bah! Si on se fait prendre une fois en passant, ce n’est pas si grave)
Le pire est que ces usagers, en plus de manquer de respect et de mettre les autres en danger, se disent légitimes : c’est comme lorsqu’ils accélèrent sur un piéton, et que parce qu’ils sont pressés d’aller au travail, le considèrent ni plus ni moins que comme un obstacle, accélèrent au lieu de ralentir, coupent ligne blanche, passent sur la voie d’en face et le contournent dangereusement, alors même qu’une voiture arrive en face !
Ces usagers adoptent des comportements insensés, perdent temporairement la raison, et cela quel que soit le véhicule qu’ils empruntent, vélo ou voiture, c’est exactement pareil.
Je crains malheureusement qu’on ne puisse pas y faire grand-chose à notre niveau : il semble que la machine s’est emballée et que plus rien ne peut l’arrêter désormais ! Il aurait sans doute fallu faire beaucoup moins de répression et beaucoup plus de prévention et de formation.
Je n’aime pas ces termes que l’on entend depuis quelques mois dans la bouche des politiques, mais il faut reconnaître que l’on est désormais bel et bien confronté à une forme de déshumanisation et d’ensauvagement !
C’est effrayant et ça nous dépasse complètement : de l’égocentrisme et de l’agressivité poussés à l’extrême, des accès de haine et de violence à l’origine de comportements hystériques, et parfois même meurtriers !
Rejetant systématique l’autre, refusant de se remettre en question et mettant toujours la mauvaise foi en avant, ces gens se légitiment à commettre des incivilités, ils le choisissent en fait délibérément et l’assument d’une certaine manière, purement et simplement !
Cette nouvelle tendance les pousse dans les plus sombres de leurs retranchements, et c’est ce qui je crois les amène à adopter des comportements totalement fous, à provoquer parfois des drames impardonnables !
On a tous les images en tête, l’horreur ! ![]()
Désolé pour cet angle de lecture un peu sombre et défaitiste, mais je n’ai pas tellement le moral. ![]()
De mon côté, ce que j’ai trouvé de plus efficace dans ce genre de situation, c’est de prendre le parti de l’erreur involontaire. Aller voir la personne en s’adressant à elle comme si elle ne s’était pas aperçue de ce qu’elle venait de faire.
Avec un automobiliste qui s’était rabattu sur moi (j’étais en moto à ce moment là, pardonnez mon moteur et ma roue en trop), j’étais arrivé à sa fenêtre et je lui avais dit très tranquillement qu’il avait peut-être oublié de faire son angle mort, et qu’il avait manqué de me renverser. Je vous explique pas comment le type s’est senti con.
Si on s’énerve ça justifie que l’autre se mette en colère aussi, parce qu’on « l’agresse ». Bon, ça demande de garder son calme évidemment, ce qui n’est pas facile pour tout le monde. Mais je pense que ça marche bien.
Bien sûr qu’il y en aura pour en n’avoir rien à faire. Mais bon, là, c’est cause perdue…
6:27 pour les plus pressés « Pardon »
![]()
De mon côté, ce que j’ai trouvé de plus efficace dans ce genre de situation, c’est de prendre le parti de l’erreur involontaire.
Oui, tu as raison, je suis d’accord, et effectivement ça marche, pas toujours malheureusement, mais ça marche très bien (et même parfois trop bien semble-t-il
). Merci pour tes bons mots, ça me rappelle également des bons souvenirs, et donc que tout n’est pas perdu… ![]()
" Ça m’embête de vous laisser là-dessus quand même, ça m’embête, mais merci de m’avoir écouté, vous avez été sympa, merci beaucoup…"
Ça demande pas mal de pédagogie ; pédagogie que je n’ai pas quand j’ai envie d’insulter les gens qui font n’importe quoi
Maxence, tu te calmes.
De mon côté, ce que j’ai trouvé de plus efficace dans ce genre de situation, c’est de prendre le parti de l’erreur involontaire. Aller voir la personne en s’adressant à elle comme si elle ne s’était pas aperçue de ce qu’elle venait de faire.
Ça m’est arrivé d’hurler comme si j’avais vu la faucheuse. Une fois une automobiliste qui s’était rabattu sur moi sans me voir avait entendu mon cri et elle avait paniqué, elle s’est mise à pleurer… Faire la victime paniquée, ça marche du tonnerre, mais il faut être prêt à consoler l’automobiliste. ![]()
J’évite un max les mauvaises situations et quand ça arrive, je regarde le conducteur l’air dépité, je hausse les épaules et je bouge la tête de gauche à droite… Enfin sauf une fois au cha…, un conducteur roulait à fond dans une petite rue résidentielle à 30 avec des chicanes, je m’étais mis au milieu pour le faire ralentir, il criait et il klaxonnait. Il utilisait la rue comme raccourci pour éviter un feu… (quelques semaines après la mort de Paul Varry) J’avais fini par m’arrêter à pied au milieu de la route et lui demander de se calmer. Il s’était faufilé à ma droite pour passer en m’insultant… Je lui avais mis une petite gifle au passage (il avait sa fenêtre ouverte)… Il s’est arrêté net, frein à main, il a laissé sa voiture au milieu de la rue et il est sorti en trombe. J’ai eu le temps de me mettre de l’autre côté de la voiture près de l’intersection où il y avait des passants, avec mon monocycle devant moi… Bref, je hausse les épaules, je fais un regard noir et je bouge la tête. ![]()
Selon l’AFP, l’automobiliste de 53 ans qui a tué Paul Varry en l’écrasant (à Paris le 15 octobre 2024) a été renvoyé devant les assises où il sera jugé pour meurtre. (C’est précisément l’horreur à laquelle je faisais précédemment allusion.
)
Ça ne fera pas revenir Paul et on sera tous de plus en plus confrontés à de telles situations !
Faire face à une voiture, lui bloquer le passage pour la ralentir, refuser de s’écarter lorsque le conducteur nous menace en faisant des écarts dans notre direction, tenter de le raisonner ainsi dans ce très court laps de temps où il est tout puissant, mettre ainsi notre vie entre ses mains, c’est une forme de militantisme extrême (non sans évoquer l’homme de Tian’anmen à Pékin en 1989), c’est un geste puissant et courageux, mais c’est aussi malheureusement une prise de risque inconsidérée, c’est exactement comme chercher à amadouer un chien enragé en lui tendant la main pour le caresser, c’est une action symbolique qui parle aux autres, mais c’est également un sacrifice personnel !
La non-violence est-elle une réponse à la violence ?
On a tous bien sûr envie de dire oui, mais lorsque la violence atteint des sommets, il faut peut-être renoncer un temps et prendre le parti de se mettre en sécurité pour pouvoir continuer de militer autrement, je veux dire plutôt que de sacrifier sa vie et finir en martyr.
Je pense à Marjane Satrapi, l’auteure de persepolis qui avait fini par se résoudre à quitter l’Iran, son pays, s’était installée en Europe, a pu continuer de militer durant toute sa vie, et nous a quitté récemment, un peu trop tôt malheureusement ; j’en profite pour lui rendre hommage.
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Aussi bien qu’une éclipse solaire :
Ce matin, je passe à côté d’un groupe d’enfant (5/7 ans). Ils étaient tous en gilet orange. L’animateur malicieusement leur dit : « On applaudit bien fort … ».
Ce qui m’a mis en joie ce sont les cris d’une petite fille qui m’a aperçu la première : " Waou … Il est beau !.. ".
Récemment, je me suis remis à faire du flat et du street et pour une fois à peu près sérieusement. Je m’entraîne donc régulièrement dans un skate park.
Hier soir, plusieurs des personnes qui y étaient ont voulu tester le monocycle. Au milieu des « c’est impossible », « ça broie les ******** », « j’ai les jambes trop courtes », etc. l’un des skaters est monté et a fait plusieurs tours du parc (il a même monté et descendu des plans inclinés peu pentus). Il a apparemment fait un peu de monocycle il y a des années.
Comme quoi, le monocycle ça ne s’oublie pas.
Résumé
Et à ce rythme là, cette année je ne serai pas ridicule au flat débutant ! J’ai quand même plaqué des foot jam, 180 unispin, shove it, body varial, 360 unispin, 90 X-up, 90 up et 90 down.
Et j’ai lancé avec plus ou moins de succès des 90 X-up 270 (pas sûr du nom), 540 unispin, van flip, gust whip et monkey kick !
Dans la rubrique passants agréables j’ai eu le droit à des applaudissement fournis de la part d’un cycliste lors de sa descente. C’est suffisamment rare, j’entends de la part dun cycliste, qui trop souvent ne repond même pas d’unsigne de main ou de tête à un bonjour, pour le remercier chaleureusement.
Comme quoi y’en à des bien.
Un oubli:les trotinettes.
Dernièrement, j’ai commencé à pratiquer un peu plus sérieusement le flat et le street.
Outre les réactions classiques des skaters et enfants, j’ai eu deux interactions assez peu communes.
La première était il y a quelque jours. En partant de ma voiture, j’ai croisé une personne âgée en scooter fauteuil. Elle m’a dit un truc du genre « Ha bah voilà, les moyens de transport des jeunes, et ceux des vieux… ». On a au final discuté quelques petites minutes. Au passage, ce sont toujours des personnes avec qui je ne sais pas comment me comporter, j’ai toujours peur de les faire se sentir mal du fait de leur handicap. Je suis le seul dans ce cas ?
La seconde, c’était hier soir. Un groupe de touristes est passé à côté du skatepark, elles se sont arrêtées un peu, et sont venues demander à essayer. Je les ai entendu parler entre elles dans une langue semblable à de l’Allemand, je n’ai donc pas été surpris de voir celle qui essayait rouler au premier essai. Bon, en fait elles étaient suédoises, mais c’est un peu pareil. Le jeune skater qui essayait de rouler était dépité de la voir rouler si facilement.
À votre avis, qu’y avait-il sur mon pare-brise ?
Comme assez régulièrement, je suis allé rouler ce matin avec mon 36 pouces sur un petit circuit près de mon domicile. Il y a peu de voitures, quelques côtes et une jolie ligne droite avec un revêtement très roulant.
En général, je roule pendant environ 1 h 30, avec une pause au bout de 45 minutes.
Ce matin, après avoir garé mon véhicule au bord d’une entrée de chemin, j’ai discuté quelques secondes avec une personne qui se trouvait dans sa voiture, alors que j’étais prêt à partir rouler. Elle m’a posé quelques questions sur la pratique du monocycle.
Je suis ensuite parti pour 45 minutes. Les conditions étaient parfaites : du soleil et une absence de vent.
Au bout de 45 minutes, je me suis arrêté près de ma voiture pour faire une petite pause fraîcheur et j’ai aperçu quelque chose sur mon pare-brise…
À votre avis, qu’est-ce que c’était ?
- Un bouquet de fleurs
- Un message d’encouragement
- Un message d’insultes à cause d’un mauvais stationnement
- Une photo
- Un message laissé par quelqu’un après avoir heurté ma voiture
ps : il y a deux bonnes réponses
Les bonnes réponses étaient un message d’encouragement et une photo de moi sur mon mono.
La personne que j’avais croisée m’a pris en photo devant son habitation (un manoir). Je l’avais bien vue au bord de la route, mais je pensais qu’elle prenait son bien en photo.
Elle a ensuite imprimé cette image sur du papier photo glacé et est venue la déposer au niveau de mon pare-brise, accompagnée d’un message d’encouragement. ![]()
Voici la photo :
Nouveau mono 27.5 - Jour 2
Dans le bois de Vincennes, en train de galérer à monter (qu’est-ce qu’elle est haute cette selle !), de paniquer au moment de m’élancer (Il a quand même VACHEMENT d’inertie, ce truc !) depuis 15 bonnes minutes…
Enfin, mon cerveau accepte de se mettre en vacances et j’arrive à me lancer. Je fais une belle moyenne de 5km/h en zigzaguant sur une centaine de mètres, la main gauche fermement accrochée à la poignée de selle, le bras droit faisant de très jolis moulinets artistiques…
J’ai déjà le dos trempé. Je dégouline, mais je suis content : J’avance ! Enfin !
Et là, sur ma droite, un couple de joggers me dépassent, tranquillement…
Le mec se tourne vers moi et, goguenard, la main ouverte, fait un geste vers l’avant : « On vous dépose quelque part ? ».
La fille pouffe. Ils me dépassent.



