Bordeaux Saint Malo

Je confirme que j’arrête là.

Je vous un debrief dans le train tout à l’heure

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Bravo @Aurélien Grand bravo t’a envoyé du lourd c’est très impressionnant surtout avec un Schlumpf et le D+ j’aurais tellement aimé être là pour te suivre, et pour certainement abandonner avant toi… À la fin du 24 l’an dernier on en voulait plus alors la chapeau bas. Bravo bravo.

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Simplement : respect et bravo. 436 km :star_struck:

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Bravo Aurélien! Tu as fais un sacré bout de chemin ! (enfin de route :sweat_smile:)
Hâte d’avoir le récit de ton parcours!

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Sacré périple. Il vaut mieux savoir s’arrêter. Félicitations, récupére bien.

436 km en une journée et deux nuits je ne crois pas que quelqu’un d’autres ait déjà fait ça…

Bonne récup’ !

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Un grand bravo Aurélien ! J’ai pensé à toi presque tout le long et je pouvais presque sentir la souffrance, j’ai cru comprendre que tu as eu hyper chaud :hot_face: et froid en même temps :cold_face:… et faim aussi :nauseated_face:. C’est énorme ce que tu as accompli ! Respect ! On est tous très fiers de toi ! :flexed_biceps:

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C’est parti pour le pavé.

Mercredi, je suis arrivé à Bordeaux vers 18h15. A 19h, j’étais au vélodrome pour récupérer mon dossard et écouter le briefing, durant lequel l’orga (qui m’avait invité) m’a mis en avant devant les 249 autres participants.

A 22:00, je menais le tour de chauffe avec le duo en tandem (finalement ils ont une roue par personne, c’est un peu du mono). C’était la première fois que je rentrais dans un vrai vélodrome, et je dois dire que je suis très content de ne pas avoir eu à monter sur la pente, c’est super raide !

A 22:30, je suis parti avec le premier groupe (et je me suis arrêté après 1 km car j’avais oublié d’allumer ma lampe arrière).

Après la traversée de Bordeaux, on a attaqué la campagne, vachement plus agréable, et dans laquelle je voyais beaucoup de monde (ils me doublaient en descente, je les doublais en montée).

C’était hyper agréable, même si déjà bien vallonné.
Après 80 km, plus d’eau, j’ai donc quitté la trace et gravi une bonne pente pour aller me promener dans un cimetière à la recherche d’un robinet (que j’ai trouvé). J’ai bu une RedBull entre deux, et j’ai découvert que c’est meilleur en cocktail…

Tout se passait encore bien, jusqu’au km 110. Là, j’ai commencé à avoir des nausées dès que j’aurais de manger. J’ai donc profité de l’abri de halles pour m’allonger sur des pavés et inaugurer ma couverture de survie. Au programme : un coca pour décaper l’estomac et 20 minutes les yeux fermés (il était alors 4 heures 40 jeudi matin). J’ai été très surpris de l’efficacité de la couverture de survie et du confort des pavés (et le casque fait un super oreiller quand on ne l’enlève pas).

Deux heures après, j’étais à 150 km et le jour était levé.

Un petit moment après, j’ai mangé (sandwich - beignets - coca et chocolat chaud) dans une boulangerie qui faisait des sandwich jambon blanc emmental à la chaîne, j’espère qu’elle avait été prévenue. Ensuite, j’ai repéré un arbre sous lequel j’ai refermé les yeux 20 minutes (j’ai été réveillé au milieu par une dame qui visiblement s’inquiétait de voir quelqu’un allongé sous une couverture de survie).

Et puis j’ai continué, avec des ravito réguliers dans les boulangeries, intermarché, toilettes publiques et cimetières (pour faire le plein d’eau les deux derniers).

Vers 15h, il me restait 190 km.

J’ai continué toute l’après midi, fais deux nouvelles siestes (sur une table et dans le bas côté), à nouveau sous la couverture de survie.

Rendu à 22h, il me restait moins de 100 km avant la base de vie, que j’espérais atteindre vers 4 heures du matin. spoiler, j’ai pas réussi

Rendu dans la nuit, je n’ai plus réussi à m’alimenter. Et ça a été de mal en pis.

J’ai roulé un peu avec un cycliste, qui a finit par m’abandonner pour pouvoir arriver pas trop tard.

Vers 1h30, il me restait 45 km, et j’ai refais une sieste dans le bas côté sous ma couverture de survie. Cette fois, j’ai dormi 1h30. Au redémarrage, j’ai fais 2-3 UPD, et galéré pas mal à me relancer.

Après 1 heure (donc vers 4 heures du matin), j’avais fais quelque chose comme 10 km et, après avoir essayé d’appeler l’organisation, puis mon père, j’ai décidé de redormir jusqu’au matin, cette fois dans mon bivy et sac de couchage.
Je me suis réveillé à 7 heures, plutôt trempé de sueur à cause de l’efficacité du combo, et je suis reparti pour faire les derniers 35 km.

Une pause boulangerie et trois heures plus tard, je suis arrivé à la base de vie. J’ai pû prendre une douche, manger et dormir sur mon matelas gonflable pendant quatre heures.

Et donc, à 14 heures j’ai décidé d’arrêter là l’aventure et de rentrer. Et maintenant, je suis dans le train bloqué pour une durée indéterminée et en espérant réussir à rentrer chez moi ce soir.

Quelques stats :
36 heures (41 avec la dernière sieste pendant laquelle j’hésitais à repartir), dont quasiment 24 heures de roulage.
436 km (444 avec les détours et erreurs de GPS).
4216 m de D+.
5 heures de sommeil, et trois arrêts de 20 minutes
Au moins 7000 calories consommées, plus de 10000 dépensées selon Strava, probablement plus en vrai (Strava pense que j’étais en vélo).

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Ça me laisse sans voix, une telle performance :astonished_face: ; Bon retour en Normandie.

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c’est vraiment fou ce voyage @Aurélien incroyable bravo

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Sans Schlumpf est ce que tu crois que le mono aurait été moins consommateur d’énergie ? Ca aurait changé quelque chose tu penses ? En 36 bien léger par exemple

Sans Schlumpf ca aurait été pire, c’était très vallonné, donc soit tu te traines dans les descentes, soit tu subis les montées

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Énorme performance, toutes mes félicitations :tada:

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Après quelques jours de repos, ça y est, je regrette d’avoir abandonné.

Je suis à nouveau en forme, voire en pleine forme, et surtout, je n’ai globalement plus mal aux fesses.

J’ai principalement abandonné car je ne voulais pas subir une troisième nuit dehors, dans la galère. Sauf qu’il y a eu des problèmes de train, je suis donc arrivé à Austerlitz à 23:30, alors que mon train repartait de Saint Lazare à 20:15. Je vous épargne les galères et raisons qui ont suivi. J’ai fini par passer la nuit devant Saint Lazare, à attendre l’ouverture de la gare. Et très clairement, si j’avais su, j’aurai préféré passer une nuit à galérer sur mon mono pour rejoindre la base de vie suivante, plutôt qu’à attendre sur le parvis de la gare.

Bref, la prochaine fois, je n’abandonnerai pas pour ce genre de raisons. Je préfère devoir appeler l’orga parce que je ne suis pas capable de continuer qu’abandonner par peur de souffrir.

Mais, au moins, j’ai beaucoup appris sur la gestion du sommeil et de la nuit.

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Rien qu’à te lire, j’ai mal.

BRAVO

La prochaine fois que tu es en radce à Paris, je pense qu’il y a une solidarité monocycliste qui peut s’organiser :smiley:

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Je pense que ça aurait été possible, surtout que @mono14l m’a proposé de m’accueillir, mais j’ai eu confiance en la SNCF, c’était visiblement une erreur… (et puis quand je l’ai compris vers 1h du matin, je ne voulais pas déranger).

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