Toujours plus long, toujours plus dur, toujours plus flippant

L’an dernier, j’ai tenté de participer à Bordeaux Saint-Malo. Après 440 km, j’ai décidé d’abandonner, parce que c’était trop dur, parce que j’avais peur de faire une troisième nuit dehors, parce que c’était trop long, et plein d’autres raisons. Je me suis alors dit que plus de 200-250 km par jour, c’était trop, et que ça n’était pas raisonnable de me réengager sur des épreuves de ce type.

Avant, quand j’ai fais 100 miles pour la première fois, j’ai demandé à mon frère de m’insulter si je voulais recommencer. Et j’ai recommencé. Et j’ai fais 200 km. Et j’ai dis que c’était trop. Et j’ai été aux 24 heures de l’INSA. Et j’ai dit que je ne voulais pas recommencer. Et j’y suis retourné. Et J’ai tenté des records d’endurance.

Vous me voyez venir, je continue sur ma lancée de toujours recommencer plus dur, et de me rapprocher de la limite de ce qui est faisable sur une roue, et surtout de ne pas suivre mes engagements d’arrêter.

Certains le savent peut être, depuis 136 ans maintenant, une course cycliste part de Paris, direction ma ville natale : Brest (oui, je ne suis pas complémentent normand) avant de retourner à son point de départ. J’ai nommé Paris-Brest-Paris (oui, ils ne se sont pas foulés).

Cette épreuve a lieu tous les 4 ans, et la prochaine, c’est en 2027. C’est une année sans unicon, ni autre événement majeur dans le monde du mono. C’est donc la bonne année pour se lancer des défis. Et donc, mon défi 2027 sera de me qualifier, puis de prendre la ligne de départ et enfin de rejoindre la ligne d’arrivée de cette épreuve mythique sous la barrière horaire de 90 heures. Le tout sur une roue.

Est-ce que c’est possible ? Je ne sais pas.

Est-ce que c’est très dur ? Oui.

Est-ce que j’ai peur ? Oui.

Est-ce que je suis aussi un peu excité ? Oui.

Pour le moment, mon programme c’est :

  • Les marais blancs (BRM 200) le 23 janvier,
  • La cap ou pas cap (BRM 300) le 10 avril,
  • P’tit BSM (BRM 400) le 14-15 mai,
  • Saint-Lô - Loudéac (BRM 600) le 12-13 juin.

On verra comment ça évolue pendant ma prépa, et je vous tiendrai au courant évidemment. Il y a des chances que vous n’ayez que les grandes lignes de l’histoire par contre, et que je garde les anecdotes, photos et détails pour le girafon si @Gingo et @chouch sont motivés…

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Ouaaaaaao, c’est une aventure pour le Girafon !

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Très bonne idée Aurélien !! C’et drôle , l’idée m’avait traversé que tu pourrais t’inscrire au PBP. Mais il me semblait qu’il fallait 2 roues minimum dans le règlement.

J’y serai à vélo et très heureux d’y voir un mono !

Je me suis dit : Ah !

Je me suis dit : Aaaaaaah…

Bon courage Aurélien pour ces défis complètement fous.

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Effectivement, mais j’ai reçu aujourd’hui un mail de l’orga, qui m’accorde une dérogation ! (C’est pour ça que je n’ai pas communiqué largement dessus avant, j’attendais leur réponse)

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Chouette ça! Tu sais ce que tu dois bosser…
T’es obligé de faire tous ces BRM avant?

(ça me fait tellement envie… et puis je me rappelle le mal au cul sur le plat…)

Oui, il faut à minima valider un 200, un 300, un 400 et un 600 entre novembre et juin pour se qualifier. Un brevet peut être remplacé par un autre brevet plus long par contre (donc un 1000 peut remplacer un 600, mais deux 400 ne remplacent pas un 600).

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C’est complètement dingue, littéralement hors sol, chapeau bas et bravo pour ton courage ! Je suppose que très peu de gens peuvent se représenter ce que signifient de tels défis. Personnellement, ça me paraît juste totalement inimaginable. Bref, on ne manquera pas de suivre tes exploits !

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En 29 sur ton Menhir ?

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Tout à fait, il me faut un mono confortable, capable de bouffer du kilomètre et le permettant de mettre des bagages. J’aurai apprécié un peu plus de développement pour perdre moins de temps dans les descentes, mais pour le moment il n’y a pas mieux qu’un 29S pour ça je pense.

A voir ce que propose l’avenir :grin:

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Oui alors heu… j’avais demandé à Aurélien un texte et il s’est plié à l’exercice avec brio (blague d’initiés).
Et comme un gros nul que je suis, dans la précipitation du bouclage je n’ai pas pris le temps de finaliser l’article (j’avais pas de photos mais ça aurait pu se gérer).
Bref, on a un texte tout frais qui n’a jamais été publié, j’espère qu’@aurélien tu accepteras quand même de recauser dans le papelard :grimacing:

Pour commenter sur le fond… c’est tellement éloigné de ce que je serais capable de faire sur une roue (déjà à deux c’est pas dit même si ça semble déjà + dans mes cordes) que j’ai du mal à y croire ! C’est génialissime qu’ils t’aient accordé une dérogation franchement.

Pour le matos c’est quand même dommage que tu ne te lances pas en 36 pouces… qu’est-ce qui te bloque ? Dans un autre poste du parles de €€€ mais tu as déjà le gros du matériel (un Schlumpf) non ?

Il y a le côté financier, et le fait que je dois emmener avec moi des fringues, de la bouffe, de quoi dormir et de quoi réparer. Et vu mon gabarit, ça ne passe pas sur un cadre de 36 pouces.
Le top ce serait une gamme de développement un peu plus grande (genre quatre vitesses ça serait génial !)

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Pas de problème.
Je peux même vous faire des interviews aux différentes étapes du process si vous voulez (en mode avant - après)

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Bonne chance !

Comme les autres, cela me parait irréalisable. C’est une idée que j’avais il y a quelques années, mais je ne m’en sens pas capable (et il y a plein d’autres choses à faire :upside_down_face: ). Déjà le brevet de 400km, j’ai l’impression que c’est le bout du monde… Je te souhaite d’y arriver et de rester lucide. Avec la fatigue et le manque de sommeil, le corps peut faire n’importe quoi. Si tu y arrives ce serait un exploit pas près de se reproduire.

Déjà si tu fais les brevets 300 et 400 km, tu serais le premier monocycliste à les passer non ?

Par ailleurs, je suis d’accord que le 29S est aujourd’hui le mieux pour ce genre de défi. Sur un 36S, avec la fatigue, monter sur l’engin peut devenir un calvaire, et la plus grande prise au vent peut être vraiment stressante.

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L’an dernier, sur Bordeaux-Saint Malo, j’étais à 396,7 km au bout de 27h, malgré une gestion de course assez pourrie, notamment des pauses pas optimisées du tout. J’ai moins de 24 heures de roulage pour 336 km, sachant qu’il y a des moments probablement comptés comme en déplacement où j’étais en réalité arrêté (sous couverture de survie par exemple).

Je crois que oui. Déjà je ne sais pas si d’autres monocyclistes ont validés un BRM 200 (mais je sais que plusieurs en sont capables).

Effectivement, je n’avais pas mentionné la prise au vent, mais elle compte aussi.

Et en même temps contrairement à Simon tu ne roules pas avec une flasque psychédélique de chaque côté de ta roue :innocent:

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Le BRM 400 c’est 27h max, donc oui cela semble possible, mais la marge ne me semble pas énorme. En fonction de la météo, de l’horaire de départ et de la forme du jour, je suppose que le résultat peut varier pas mal. Sur une telle distance, on ne peut pas négliger les aléas.

Je crois qu’en Amérique du sud (Chili), le 15 juillet 2024, Joaquim (saltimbanquim sur insta) a fait un BRM 200 en 36". Cela dit, je ne suis pas sûr qu’il ait réussi.

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Justement, l’an dernier c’était départ 22h30, donc déjà fatigué, et avec de fortes chaleurs et un vent modéré mais de face. Donc en gérant correctement, ça devrait passer. La première vraie difficulté ce sera le 600 je pense.