Je me demandais pourquoi avoir inventé une méthode de démarrage qui fait d’abord partir en arrière pour partir en avant?
Je ne pense pas qu’on l’ait inventée, plutôt découverte, et sans doute avant les autres, car il me semble que c’est la méthode qui s’impose lorsqu’on découvre le monocycle, que l’on monte prudemment, lentement, progressivement et en prenant appui. Après, c’est un avant-goût du sur-place et de la marche arrière, ce qui au niveau des acquis, offre un avantage considérable pour la suite. Personnellement, j’ai appris la montée sautée en premier lieu. Lorsque je voyais les copains pratiquer le roll back, je les enviais, car je n’en étais pas capable. J’ai déduit cette montée par la suite, lorsque j’ai travaillé le sur-place pour le monobasket. ![]()
La raison est la physique.
Attention, vulgarisation scientifique et schémas pas fous en approche.
Avant tout, nous allons simuler notre monocycle par un corps rigide, lié au sol par sa roue, et avec toute sa masse à son centre de gravité. On a donc :
Premièrement, il y a dans notre cas (enfin sa version simplifiée) trois choses à savoir :
- la gravité nous attire vers le bas, avec une force p (comme poids) = m (comme masse) x g (comme gravité).
- la somme des forces appliquées à un corps ( ΣF) est égale à sa masse multipliée par son accélération. Autrement dit ΣF = m x a.
- le moment appliqué en un point B est égal au moment en un point A additionné au produit vectoriel du vecteur BA et de la résultante des efforts appliqués au point A. Dans notre cas, en considérant un monocycliste environ droit, sur un plan 2D, ça revient au point B (le centre de gravité du monocycliste) à Mb = -H x F
Je sais, tout n’est pas hyper clair. Je vais vous faire un petit cas pratique :
Notre monocycliste est pile à son point d’équilibre est décide d’accélérer. Pour cela, il faut ΣF > 0. En image, ça fait ça :
Sauf que cet effort s’applique à la roue. On a donc:
Et le résultat, c’est : un monocycliste qui part en arrière, dans une position où la gravité peut le tirer en arrière, et donc accélerer sa chute (Ma = g x a x Δgc).
Pour résoudre ce problème, il « suffit » d’être penché en avant, de façon à avoir Ma et Mb égaux et opposés :
Et une solution « simple », c’est de commencer par reculer, de façon à partir en avant, puis d’accélérer de façon contrôlée. Et le résultat, c’est un monocycliste qui avance, sur son point d’équilibre et qui est heureux.
Mon explication est très approximative, il y a des trucs faux, mais c’est fait à l’arrache à partir de mes connaissances qui datent quand même un peu, et sans me relire. Cependant, ça permet de mieux comprendre le problème. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez vous intéresser au pendule inverse, ça doit reprendre le même principe.
Oh là là, c’est super beau, mais ça me paraît bien compliqué pour expliquer que le pédalage a pour effet un moment et que pour éviter la bascule, on se penche (en avant ou en arrière selon) ; par ailleurs, il me semble que ça n’a rien à voir avec le fait qu’on puisse monter en rollback ou en sautant et en attaquant directement. ![]()
Magnifique explication.
Version TLDR: en partant en arrière, la roue permet d’insérer le monocycle sous son pilote. C’est effectivement très pratique pour monter en surplace, ou dans un espace restreint.
C’est la seule chose que je retiendrai de cette explication.
Je suis bien d’accord avec ça
merci @Aurélien !
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Je crois que c’est juste qu’au début les gens qui cherchent à monter sur leur mono mettent trop de poids sur la pédale de derrière, ça fait reculer leur mono, ils mettent leur second pied sur la pédale et finissent par rouler en avant (ou à tomber si les manivelles restent verticales).
Mais je remarque l’effort d’illustration Aurélien.
Le premier monocycliste qui a voulu démarrer en s’appuyant contre un mur a du mettre les pédales à l’horizontale et appuyer sur la pédale qui allait le faire avancer plutôt que reculer.En s’affranchissant du mur ,il parait logique qu’il ait cherché à faire la même chose ,non?![]()
Le premier, oui. Mais le deuxième ? Ou le troisième ?
Je suppose qu’une personne a invoqué le Grand Dieu de la Sérendipité qui lui a soufflé à l’oreille qu’appuyer sur la pédale arrière pouvait fonctionner pour déplacer le monocycle sous son séant. Et ainsi est née la rollback mount.
Mais vous, vous l’utilisez toujours même après avoir appris d’autres montées ?
Moi oui ![]()
Je sais aussi que j’ai un énorme défaut.
Je suis flemmard. En général.
Et le mono ne fait pas exception.
Donc je fais régulièrement des montées à l’arrache « tout en molesse » et je suis obligé de faire un petit saut pour me rééquilibrer avant de partir, car sinon je ne suis pas suffisamment bien centré au dessus de la roue.
Bouh, le nullos !
… And I took that personally. Je fais souvent la même chose. On va donc dire que c’est la marque de fabrique des gens qui maîtrisent tellement bien qu’ils ne font plus attention à la manière dont ils montent, et qui se rééquilibrent « automatiquement » ensuite. C’est ça, hein ? Dites, je suis pas un nullos, hein ? ![]()
Oui c’est celle que j’ai maitrisée en premier, et je l’aime bien. Je cherche pas à convaincre ceux qui n’en sont pas convaincus (ils mourront ignorants et dans d’atroces souffrances cela dit), mais je la réussis partout celle-ci.
Quasiment jamais. J’utilise soit une montée sautée, soit une montée où je pousse suffisamment sur la selle pour compenser le poids du pied arrière et équilibrer tout ça ;).
Merci pour le soutien @Maxence ![]()
Moi c’est la méthode qui était numéro 1 il y a 20 ans;du coup c’est celle que j’essaie de faire mais j’y arrive toujours pas (mais je ne désespère pas).Il faut dire que lorsque je vais faire du mono ce qui me fait plaisir (en ce moment)c’est de rouler et de tourner autour d’un grand bassin de forme pentagonale sans chuter.(encore un virage et c’est bon
).Mais il n’y a pas à dire :redébuter à 71 ans c’est du sport.






