Chemin de Compostelle à mono (via Podiensis)

Jeudi 18 mai, Souryan Dubois a démarré une petite aventure : le chemin de Compostelle, à partir de Lyon à monocycle (en passant par le GR piéton et non la variante VTT). Majoritairement en camping.

Il a raconté les premiers jours (Lyon → Le Puy en Velay) sur sa page facebook.

Je l’ai rejoint lundi 22 et hop, c’est partis ! 29", un peu de matos sur les monos, et l’essentiel sur le dos : on part en tente (sans exclure de dormir au chaud de temps en temps).

Juste avant de se poser, y’a un passage à 1000m, on décide donc de pousser un peu pour dormir plus bas et avoir moins froid… Mais bon, il fait quand même 2 degrés quand on pose nos tentes à Saint Privas sur Allier.


Cathédrale du Puy-en-Velay


Notre premier campement au bord de l’Allier

Le lendemain, on repart la fleur au fusil après un réveil bien gelé : dans les bois, le soleil ne donne pas, et quand il gèle sur la tente… c’est froid ! Heureusement que nos duvets sont chauds ! Rapidement, le soleil sort, et les montées vont vite nous réchauffer. Ben, oui, on le sait pas, mais c’est la plus grosse étape de notre périple : 1100m de dénivelé positif… La seule journée où on va aller au rythme de piétons, et le moins kilométrage du périple : seulement 25km. Les paysages sont magnifiques, et les villages également.

Au cours de la journée, nous décidons de nous arrêter en gîte, histoire de pouvoir prendre une bonne douche chaude et de profiter du chauffage. Nous arrivons à notre gîte à Grèzes assez tard. L’ambiance y est convivial, et le propriétaire fort sympathique. Il fait tout lui-même, entouré d’une grosse douzaine de chats. Il nous gratifie d’une bonne truffade du pèlerin , qui nous met l’eau à la bouche après une belle journée pareil !

Une nuit réparatrice plus tard, nous revoici sur les monocycles pour une étape qui s’annonce un peu comme une transition. Ça monte tout de même un peu sur le matin, et la neige fait son apparition. Heuresuement que par endroit, le passage de camion a joué le rôle de dameuse, ça nous permet de rouler !

!

Mais c’est une journée somme toute roulante, où les températures montent bien malgré l’altitude toujours supérieure à 1000m. Nous profitons des belles pistes pour avaler du kilomètre, 48 ce jour là. On a même le courage de se laver dans un ruisseau avant de s’arrêter poser nos tentes. Elles sont sur un petit plateau dans un champ, dans un coin isolé un poil paradisiaque.

Bon, on est haut. Du coup, le réveil est rude ! Le givre tapisse l’intérieur comme l’extérieur de la tente. Heureusement que nos savants calculs de la veille nous ont permis de nous orienter correctement et de profiter dès l’aube des rayons du soleil.

Après un séchage en règle de notre campement, nous revoici en route vers ce qui nous attend maintenant : l’Aubrac ! La matinée est magnifique, murs en pierres sèches, champs rocailleux ou l’herbe récupère tout juste de la fonte des neige.

Après un déjeuner tardif, on décide de rajouter 17km à notre compteur pour pousser jusqu’à un gîte à Saint-Chély d’Aubrac. On ne s’était pas rendu compte que c’était des gros kilomètres : la traversée du plateau de l’Aubrac, avec pas mal de dénivelé de nouveau, dans les estives (vides à cette saison). Heureusement, 600m de dénivelé négatif font notre affaire et nous permettent d’arriver au gîte juste avant le couvre feu. 38km en tout ce jour là.

Le lendemain est une journée assez courte, puisque notre objectif « final » à ce moment, c’est Espalion où nous avons un point de chute dans la famille de Souryan. C’est une étape raisonnable pour les piétons, donc ça devrait le faire pour nous. Tout de même pas mal de dénivelé, négatif surtout, et de belles descente dans les bois qui nous permettent de nous faire bien plaisir !

Et c’est l’arrivée à Espalion, je suis super content de l’aventure. Merci Souryan d’avoir accepté de m’embarquer. Nous avons une chance inouïe avec la météo, grand soleil tout le long !

Quelques statistiques :
159,7km
4159m de dénivelé positif
4473m de dénivelé négatif

Souryan est maintenant reparti, en route vers Saint-Jean-Pied de Port !

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Chouette récit qui donne des envies d’évasion. :slight_smile:

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Chapeau les gars ! Belle aventure, belles images.
Si quelqu’un se refait le GR Lyon-Le Puy en Velay qu’il me contacte, j’habite pile sur le chemin :wink:

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Arg, Souryan a mis un mot sur facebook, dommage !

Petite question, par rapport au couvre feu, ça dit quoi le camping?

On s’est posé la question, et on est dans le flou… A priori, on est un peu border line. Mais bon, on campe dans des endroits tellement paumés !

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