Et autour d'une grande roue vous faites comment ?

Suite à ce commentaire sur un autre fil, je m’interroge maintenant sur votre perception de la pratique du 36 voire sur votre manière de pratiquer la grande roue.

[édité par moi même pour bien pour bien se recentrer sur le sujet]Dans ce fil je ne souhaitais nullement opposer les deux disciplines que sont la route en 36 et la rando tout terrain. Il y a matière à débat, j’en conviens, mais ce n’était pas le but recherché en créant ce sujet. S’il n’y a aucune ambiguité dans le titre peut-être aurais je dû omettre la fin de la citation qui oppose clairement les deux disciplines.

Pas d’accord, le 36 n’est pas synonyme de vélo de route et de souffrance. Bien que cycliste régulier je ne connais pas grand-chose au vélo de route, dans le sens le plus courant du terme. Cependant à force d’user des fonds de culotte sur des selles de vélo, j’en ai quand même une vague idée.

Je pense que la pratique du 36 requiert bien plus compétences techniques qu’il n’y paraît. Par exemple ; lors de descentes bien sévères avec la gestion du frein - à l’inverse dans les fortes côtes, le maintien de l’équilibre quand ce n’est pas le manque de puissance qui te fait tomber mais les mouvements parasites du corps ou un mauvais placement de celui-ci dû au pédalage en force - les changements de direction dans un espace réduit - les démarrages en côte - la finesse du pédalage pour atteindre et maintenir une vitesse élevée – quoi d’autre ?

Je n’ai pas le sentiment que l’on pratique le vélo de route avec ces mêmes préoccupations.

Concernant la supposée souffrance. C’est une appréciation bien personnelle, peut-être encore plus que pour l’aspect technique. Je ne vois vraiment pas pourquoi il y aurait nécessairement souffrance en voulant améliorer sa technique, son habileté, ses ressources musculaires et cardiaques. Bref en voulant aller vite loin et longtemps sur la route en 36. J’ai souvent ça en tête et je ne me torture pas le moins du monde. Je ne me connais pas non plus de tendances masochistes. (Y a qu’à voir la tronche que je tire chez le dentiste :unamused: ) Sauf en de rares occasions ; défi perso ou entre potes, compétitions, il m’est arrivé (de me faire mal) Exception faite de ce bloody marathon a Wellington. A moins d’avoir un coach sadique sur ses talons personne ne force personne à se faire mal. Je pense que dans les sports d’endurance, on peut aller chercher ses limites, flirter avec la zone rouge, sans pour autant tout casser et se faire mal. Quelque soit la (sa) performance, il doit en résulter si ce n’est de la satisfaction, au moins du plaisir. A chacun d’apprendre à bien se connaître, à écouter son corps, à se fixer des objectifs raisonnables. Ce qui ne les empêchent pas d’être ambitieux.
Non vraiment je me refuse de réduire le 36" à un ersatz estropié de vélo de route.

je suis completement d’accord avec toi, ça n’a strictement rien a voir, et je pratique les deux

le vélo de route c’est pas de la souffrance
pour moi personnellement je le vois comme le moyen de ne pas prendre et de ne pas avoir de voiture tout en pouvant se déplacer,autant voir plus vite que les voitures en ville
je sais pas de qui est la phrase que tu a citée, mais voila quoi…

Personnellement j’aime la souffrance… Et j’aime le vélo! :smiley:

Ben alors camarade, on est fâché?
Quelqu’un a piraté ton tofu?
T’as été victime d’un acte terroriste au Viandox??

OK, j’arrête, revenons à ton sujet.

36’’ = Souffrance? Clairement pas d’accord! Je rentre souvent de mes randos bouillassantes en TT bien plus fourbu qu’après avoir mangé du bitume en grande roue. En tout cas, je mets plus de temps à m’en remettre.
36’’ =technique, ça oui, assurément! Pour moi, ça commence dès le démarrage. J’ai plusieurs fois eu l’occasion de le dire ici et ceux qui m’ont vu rouler le savent; je ne sais pas démarrer lancé. Pour moi c’est départ mono entre les cuisses, projection, chopage de la roue à la main (ça aurait plus de gueule si j’avais dit avec les dents, mais là non, faut pas déconner non plus), pieds en place, je lâche la roue… et c’est parti… Enfin normalement… mais pas toujours.
Bon une fois sur la bête, bouffer du kilomètre, avec un bon cuissard (et du bon lubrifiant) ça va.

Je n’ai pas ta grande (j’ai pas dit vielle) expérience de la grande roue et surtout je n’en ai pas le même usage. Je m’explique, mon but n’est pas d’affoler l’altimètre ni de courir après la moyenne.
Rouler vite, loin et longtemps, je suis plutôt d’accord. Du 25km/h le cul perché à 1,30m de l’asphalte, des parcours de 50 à 70km par jour, reproduire ça pendant une semaine… Le tout sur une roue, c’est un pied intégral! On a testé l’été dernier et on va se refaire ça cette année… Mais à notre rythme hein, c’est les vacances quoi!

Car enfin,Zip’, avoue le, t’aime bien en chier! Et d’ailleurs bien plus sur route en grande roue qu’en TT dans un champ de boue… Si, si!!

Mais je te rassure, perché sur ton 36’’, quand tu affrontes le macadam tu ne ressembles pas aux cyclistes moule burnes-fluos, qui bouffent du moustique avec un sourire crispé; en ça je suis d’accord, le 36" n’est pas un ersatz estropié de vélo de route.

La flèche qui a pondu la citation qui a rebiffé notre héros au grand coeur et aux cuisses d’acier, c’est, euh…

c’est moi.

Bon, je me retrouve seul face à ce déluge de pétitionnistes. Je vais donc faire appel ici ou là à ma meilleure alliée,

la mauvaise foi.

Et pour commencer, voici un petit argument d’autorité qui j’en suis sûr, fera mouche auprès de cette smalah nourrie au bortsch et dont la couleur est devenue son idéologie :

« Et encore, faudra que les plus malins poussent les plus petits, parce que si y a un sport qu’est dur c’est le vélo.
C’est dur le vélo. Oh là là ! Qu’est-ce qu’il faut être con pour faire ça comme sport ! »

Vous l’avez compris, là, c’est pas de moi !

Alors on entend beaucoup de choses ! On entend que le 36 sur le bitume n’a rien à voir avec le vélo, parce que c’est plus dur, faut réussir à monter dessus. Bon ! Vous m’accorderez que celui qui fait la moitié de la rando à courir derrière sa monture, c’est pas du cyclisme qu’il fait, mais de la course à pied, donc çui-là, on l’oublie, y s’est trompé de forum ! Un de moins, un ! Y a çui qui prétend faire du rodéo sur sa monture dès qu’une côte a la bonne idée de s’éterniser. Vous le voyez le mec debout sur son 36", à vitesse nulle, le vent de face, en côte, les deux mains qui poussent sur la poignée de selle, qui se tord d’un côté, qui se tient à cloche-pied sur cette maudite pédale de devant qui refuse de s’enfoncer. Tout en finesse, vous me dites, c’est bien ça ?

Maintenant, honnêtement, vous le voyez comment notre sportif au milieu de sa côte ? Confiant dans l’effort, tout sourire, le visage en extase, l’âme transformée ? Non madame, moi j’vous l’dis : il est à deux doigts de pleurer comme une madeleine, il se remémore de toutes les fois où il a été nul, où il a été humilié, et il se bat désespérément pour qu’il n’y en ait pas une de plus, il se sent nul, seul, minable. Seule la hantise de revivre ses traumatismes de la prime-enfance le maintient en selle, mais quel supplice ; c’est pas vrai, elle s’arrête quand, cette côte ?

Quand j’entend Zip devant moi (ou derrière parfois, héhéhé !) qui déclame à gorge déployée tout son dictionnaire de charretier, c’est qu’il monte aux cieux, vous croyez ? Je n’aimerais pas être madame !

Bref, le 36", pas une souffrance ? Je parle du vrai 36", hein ! L’ennemi juré de l’altimètre et du chrono, on est d’accord ! Ceux qui parlent du 36" pour aller chercher le pain, c’est pas ça, là encore, ils se sont trompés de fil, on est d’accord ? Bref, le vrai 36", pas une souffrance ? Rien à voir avec le vélo ? Beaucoup plus technique ?

Faisons une petite comparaison. Zoomons si vous le voulez bien sur notre monocycliste, heureux comme un galérien, à deux doigts de s’écrouler au milieu de se côte, qui ne cesse de se répéter « Rappelle-toi Bibi, tout mon poids sur la pédale de devant, putain, sur la pédale de devant, cool avec la pédale de derrière, elle suivra toute seule ! ». Vous me soutenez que ce mec là, il n’aurait rien à voir avec le cycliste qui se dit « Rappelle-toi Bibi, les deux jambes travaillent, tu pousses avec l’une, tu tires avec l’autre, répartis l’effort, Bibi, répartis l’effort ! ». Eh ben je vais vous surprendre, mais de mon point de vue, c’est le même combat, la même technique grossière, quelque soit la côte, du début à la fin, les mêmes pensées lancinantes, le même challenge, le même combat psy, la même gestion de la douleur.

« Parce que les Belges et les Suisses c’est les deux seules races qui se rendent pas compte qu’en fait c’est pareil… »


Mais il y a tellement, tellement plus de plaisir au cross. Bien sûr qu’on en chie physiquement tout autant en cross, qu’on en revient fourbu, cassé, pareil, itou, voire plus. Mais la différence, bon sang, c’est qu’on ne la sent pas, la douleur, durant la balade ! Et ça, ça change tout ! Et pourquoi qu’on la sent pas la douleur ? Parce que le cross, c’est varié, c’est ludique, et c’est dans un cadre souvent plus sympa qu’un bord de canal ! En cross, y a pas deux côtes, y a pas deux descentes identiques, on est ultra concentré à la fois sur sa technique (autrement plus complexe et dynamique, qu’en 36", vous m’excuserez), on doit lire le terrain et prendre des décisions à chaque seconde, on doit anticiper. Y a rien de plus ludique ! Imaginez en comparaison le jeu vidéo basé simulant du vélo de route : bonjour l’angoisse ! (+1 pour moi, là, avouez !) Bref, en cross, t’es à mille lieux de psychoter sur le fait que tu vas tenir ou pas tenir, tu ne te bats pas simplement contre toi-même, y a une réelle interaction avec la forêt, le relief. En comparaison, imaginez l’interaction du pilote de 36" avec l’asphalte… Excusez-moi, mais je rejoins l’avis de Coluche : faut pas un Q.I. de 130 pour tenir la conversation avec le bitume. (+2 pour moi !)

En fait, y aurait guère qu’un point où je serais en désaccord avec lui :

« Parce que le temps qu’ils passent à courir, ils le passent pas à se demander pourquoi ils courent.
Alors après on s’étonne qu’ils soient aussi cons à l’arrivée qu’au départ ! Faut se mettre à leur place aussi hein ! »

Justement si ! Le coureur (ou le cycliste, le pilote de 36", tous ces mecs-là), à moins qu’il n’ait vraiment que de l’air dans le citron, il n’a que ça à foutre quand il court, se demander pourquoi il court. Et je persiste, la réponse, c’est qu’il prend inconsciemment sa revanche sur toutes les humiliations de son enfance. Ce n’est pas la gloire des hauts sommets qui tire notre homme et lui donne des ailes. Pour peu qu’il puise dans ses réserves, qu’il rencontre un peu d’adversité, c’est vraiment contre un complexe d’infériorité latent qu’il devra se battre tôt ou tard.


Mais bon, le tout venant passera par ici, lira en diagonal ou ne lira pas, mais se dira : on dit du mal du 36" ? Faut que je défende mon jouet. Et il prendra la parole : « Oh, non, c’est bien le 36 »,vraiment un sport à part !", une intervention costaude et bien argumentée. Je suis bien d’accord sur le fait que le 36" à petite dose, c’est grisant. Mais entre une sortie 60km le dimanche matin, retour avant 13h, et une sortie tout-terrain, mon choix est vite fait, c’est tout ce que je dis !!! D’ailleurs, ayant dit tout ce que j’avais à dire, je ne pense pas revenir à la charge, mais je lirai les différents témoignages avec intérêt.

M.O.U., help !

J’ai pas trop le temps de répondre en détail, je compléterai plus tard:
Déjà, que ce soit du mono de route (29" pour moi, pas de 36") ou du vélo, je m’insurge! C’est pas de la souffrance! (j’expliquerai pourquoi une autre fois, faut pas trop que je tarde a aller en cours)

Ensuite, tu dis que le « vrai » 36" c’est des côtes, du dénivelé, enchaîner les km… et tu compares le TT à une rando-canal où on roule tout droit et tout plat pendant des km… Enfin, tu nous avais prévenus qu’il y aurait de la mauvaise foi dans ton argumentation :wink:
Puis d’ailleurs, même pour ce qui est des canaux, c’est varié aussi!

Pour ce qui est du caractère fatiguant du TT et de la route, personnellement, ça m’est arrivé autant (si ce n’est plus) en TT qu’en route de vouloir balancer mon mono dans le fossé parce que j’en chiais trop!

Vous aurez la suite quand je rentrerai de cours, les enfants!

Je te laisse argumenter, Elise, je rectifie juste une ou deux choses :

Entendons-nous ! Y a pas de faux 36". Disons que 36" désigne plusieurs choses, et que dans ce contexte là, il s’agit des parcours d’endurance avec côtes, dénivelé et autres réjouissances. Voilà le contexte.

Evitons les quiproquos ! Je ne compare pas, j’oppose le TT aux longues randos grande-roue. Il est vrai que les canaux est ce qu’il y a de pire à mon goût, mais globalement, les randos grande-roue empruntent une même route pendant des km. On a beau parcourir du chemin, on aura vu cinq paysages en tout et pour tout.

Oui, de grâce, accordez-moi ce privilège ! J’ose m’attaquer aux randos grande-roue, autant dire que j’ai signé mon arrêt de mort. De toute évidence, j’ai tort à la base, mais j’avais quelques impressions, quelques arguments à faire partager avant de me faire lyncher.

On est bien d’accord : je ne nie pas que le TT soit fatiguant, mais je prétends que ça passe tout seul, comparativement à ce que le corps subit. Quand le TT devient super technique, je crache mes poumons comme tout le monde. Tandis que je n’atteins jamais la même fatigue sur route, parce que psychologiquement, sur route, je craque bien avant. Mais je crois que tu n’as pas fini de donner ton point de vue…

Je ne pense pas qu’il faille opposer les disciplines, ni même essayer de déterminer laquelle est la plus technique, physique, ludique.
C’est une affaire de gout et assurément avoir la chance de pouvoir varier les plaisir à mono, c’est aussi l’assurance de ne jamais se lasser et de toujours trouver une pratique adaptée à sa propre forme physique, sa technicité, son envie.

Mais ce que je comprends, d’autant plus que je l’ai moi-même expérimenté, c’est que d’essayer de suivre le Zip qui s’éclate en 36" avec ses manivelles de 110mm (mais qui s’éclate aussi en TT et de fort belle façon), ça peut couper l’envie si on n’est pas techniquement et physiquement pret, car c’est vrai qu’il avoine le bougre :wink:

Le 36" c’est autre chose, un autre rythme, d’autres paysages et surtout une machine qui en impose.
Personnellement, je garde mes double insert 125/150 car j’aimerais pratiquer le 36" dans une sorte de mixte route/TT, c’est à dire sur des sentiers plutôt que sur la route pour pouvoir faire une sorte de rando TT 29" que j’aurais trouvé un peu facile et un peu longue, en traversant des coins sympas, mais sans longueur puisque j’irais plus vite et avec un challenge renouvellé puisque c’est plus difficile à manier.
En ça je comprends la comparaison vélo de route, mais quel plaisir, en mono, de faire des dizaines de km sans trop d’efforts si on ne s’impose pas une moyenne, et de se rendre, en mono, dans des endroits très, trop éloignés diraient certains, pour un monocycliste.

Pour finir, c’est vrai que c’est plus un type d’effort qui fait travailler le foncier et ça peut en surprendre certains, c’est physiquement très différent.
Les athlètes qui courent le 100m ne sont pas ceux qui courent sur 10km ou qui font des marathons ou autres ironmans.
On ne peut pas être bon dans ces 2 disciplines, c’est un entrainement, une motivation, et des fibres musculaires différentes qui travaillent.
Perso, j’aime bien changer et me frotter aux 2, mais je n’essaye pas d’être doué dans l’un ou l’autre juste de m’y amuser.

@madsenfr : je pense être au point techniquement et physiquement pour suivre Zip sur son 36". D’ailleurs, j’ai plaisir à le suivre en moyenne. Mais y a toujours un moment vers le milieu de la rando à partir duquel j’attends impatiemment la fin d’une route, d’une côte, d’un paysage, voire de la rando.

En TT, quelque soit mon niveau de fatigue, je tripe comme un malade , je suis bien trop occupé à gérer mon équilibre et à choisir ma trajectoire pour me concentrer sur ma souffrance. A l’inverse, sur route, quand on voit le même paysage défiler depuis une demi-heure, je commence à m’ennuyer, à méditer sur mes jambes, et pour peu qu’elles me renvoient des signaux de fatigue, je suis comme qui diait pris de vague à l’âme.

Tenez, pour donner une image, quand je suis trop fatigué pour continuer à me battre, en TT, je suis frustré comme un enfant qui, au cours d’un repas de fête, n’a plus faim alors que le dessert arrive. Et je suis toujours, je dis bien toujours, déçu de voir une rando TT se terminer. A l’inverse, la longue distance ressemble à de la soupe. T’aimes ça la soupe ? euh, oui… Bah tiens, la marmite est pleine, elle est pour toi ! Et t’as intérêt à finir ! Au bout d’un moment ça écoeure !

C’est ce que je dis, t’es peut-être, et t’as de la chance, à la hauteur physiquement et techniquement, mais pas psychologiquement.
C’est un autre type d’effort, ça reste du mono, mais c’est une pratique différente.

J’aime bien ton engouement de jeune enfant :wink:, mais parfois, une approche moins ludique en apparence (encore que pour certains ce n’est pas le cas) peut révéler par la suite d’autres horizons… imagine avec ton jeune âge et une fois passé la quarantaine, voire la cinquantaine, et ta fougue légèrement transposée sous des latitudes où elle peut s’exprimer différemment, que tu puisses un jour apprécier ce type d’effort.
Mais attention, ce n’est pour autant réservé au vieux, je parle juste sur la base de mon expérience en constatant que j’apprécie certains types d’efforts auxquels je n’aurais jamais pensé auparavant et ainsi j’élargi mon horizon.
Je pense aussi que cette pratique se prête plus à la mesure d’une performance (distance, dénivelé, moyenne) et ça permet à ceux qui ont un peu, soit l’esprit de compétition, soit le goût de l’effort, de se mesurer, à eux-mêmes pour commencer. Et justement tu ne sembles par dans cet état d’esprit. Bien sûr, on peut pratiquer sans cette aspect performance.
En fait, le problème, s’il y en a un, c’est pas tant que tu n’aimes pas, mais que Zip n’ait pas apprécié que tu dénigres devant une nouvelle recrue potentielle alors qu’il est si difficile de trouver des camarades de jeux.
Peut-être justement parce que beaucoup pensent comme toi…
Je pense que l’idée c’est un peu, n’en dégoutes pas les autres, même si l’expression de ton ressenti sur cette disciplines est intéressante.
Espèce de jeune chien fou :wink:

@ madsenfr : Jeune chien fou… j’ai 32 ans, et tu n’en a pas 50% de plus, si ?

Je ne pense pas que Zip ait pris peur que je décourage un nouveau joueur. D’une part, j’ai été le premier à l’accueillir, à lui parler avec éloge de Zip et à insister sur leurs points communs, d’autre part, cette future (on l’espère) nouvelle recrue est un ancien cycliste, lui-même ! Alors mes arguments, il en a rien à cirer, il adore le vélo, un point c’est tout. Enfin, je ne crache pas sur le mono en général, et j’ai suivi fidèlement Zip dans ses périgrinations quand je le pouvais, y compris sur la longue distance.

Non, en fait, c’est de la taquinnerie qui est née dans un mail entre Zip et moi. Et ça nous intéressait, Zip et moi, de reccueillir différents avis. C’est l’occasion de parler des sorties qu’on adore, Zip plutôt orienté vers la longue distance en hiver, et moi plutôt vers le MTT. On ne va pas chercher à se mettre d’accord, ça ferait avorter le débat ! :wink: C’est une façon de recueillir les avis. Tu disais qu’il y en avait plein qui pensaient comme moi, mais moi, je n’en ai pas vu beaucoup défendre mon point de vue jusqu’à maintenant. Je suis plutôt isolé !

25% pour être précis :wink:

Je penses que si tu es le seul à défendre ce point de vue c’est que les autres ne prennent même pas la peine de suivre un sujet comme celui-là :unamused:

C’est pas faux, j’ai pas eu le courage de lire toutes les tartines à ce sujet, parcequ’au fond c’est pas un débat qui a grande importance à mes yeux.
Fabrice, moi je prendrais ça pour un compliment de me faire surnommer chien fou, même venant d’un quadra…

Justement, trop beau pour être vrai ! A choisir, on me rangerait plutôt dans la catégorie des 20 ans que des 40 ans… Puissé-je faire illusion encore longtemps !

pour moi il y a deux aspects: l’aspect technique et l’aspect ludique.
J’ai beaucoup de difficultés en 36 pour plusieurs raisons qui sont d’essence psychologique: il y a des moments où je ne démarre plus et ça coince… c’est le cas actuellement et je vais régresser des 125 vers les 140 la prochaine sortie (j’ai eu honte à Versailles dimanche dernier parce que plusieurs personnes me regardaient louper mes démarrages :imp: ).
Ceci dit je n’oppose pas tellement 36 et meuteuteu : les sensations sont différentes mais plaisantes.
Ce que j’oppose c’est la roulade « bourrinante » et la balade tranquilou/ludique.
En Meuteuteu (que je préfère) je déteste faire des tas de kilomètres pour essayer de s’aligner contre des vélos, je préfère rouler sur un passage plus ou moins difficile , pause, (pourquoi pas un verre de bière :wink: ), et suite de la balade … Bien entendu ces préférences sont à la fois dictées par des considérations psychologiques (je suis du genre hédoniste) mais aussi par des limitations physiques (je ne me pousse pas au point de me faire « mal », j’ai une résistance limitée, je ne roule pas vite). Les mêmes limitations s’appliquent en 36: je préfère 1000 fois faire un passage un peu technique dans une allée forestière que de fixer l’horizon lointain sur une route (et en plus j’ai peur des bagnoles depuis que j’ai failli tuer zip en tombant du mono :cry: )

Ceci dit je peux me contredire: si je trouve des gens pour m’accompagner et m’encourager cet été je veux bien tenter une distance correspondant à mon age (challenge commun des vieux schnoques sur une roue) mais avec pauses diverses et paysages sympa (par ex. bord de canal). - il faut aussi que je m’entraine à surmonter ma « peur » de la montée en 125-

@RouePerdue:
Jeune chien fou, c’était un compliment :wink:
Tant que tu pisses pas sur ma roue :mrgreen:

Débat très intéressant si ! Depuis quelques mois je suis très tenté par un 36", je pense qu’au retour des beaux jours je craquerai.
Je ne prends donc pas part au débat car je ne peux pas comparer (à bon entendeur, propriétaire de 36" qui aurait envie de me prêter sa monture le temps d’une rando … :laughing: ), je n’ai qu’un 29" et je ne pense pas qu’au niveau sensations de pilotage ça ait quelque chose à voir (ne serait-ce parce que je stagne à 12-13km/h de moyenne sur route goudronnée en 29").

Mais disons que dans la gamme de monos (24" et 29") que j’ai l’habitude de dompter, pendant une ballade off-road si je suis amené à faire un bout de chemin sur route goudronnée, je n’y prends pas particulièrement de plaisir, je cherche dès que possible à rejoindre les délicieux cailloux, les délicates racines et les succulentes « descentes-qui-tuent » ! Le seul intérêt que je trouve à la route dans ces moments là, c’est un instant de répit avant de retourner au combat avec ma piste de TT. Je n’ai d’ailleurs pas du tout été interpelé pas la remarque citée en début du topic.

Pour toutes ces raisons, j’ai bien envie de dire +1 Fabrice …

Je vois très bien ce que veux dire Fabrice, n’ayant pourtant pas roulé en 36. Mes balades sur route en 29 (non schlumpf) m’ont fait assez « mal » aussi. C’est très psychologique comme douleur, pas seulement physique.
J’ai pour exemple une rando d’environ 45km en 29 sur les côtes islandaises où les montées étaient une horreur (comme c’est bien décrit plus haut, chaque mouvement, chaque tour de pédale, est une torture pour l’esprit et le corps quand on monte au ralenti). Et pas que les montées d’ailleurs : la lutte contre le vent aussi…

Bref, il y a une sorte de concentration à avoir pour rester bien en ligne, éviter certains mouvement, bien faire corps avec le mono. Et ça empire dans les virages, et dans les dévers, et aussi dans les montées. Alors dans un virage en dévers en montée : GLUPS.

@ cobu1 : Merci pour le +1. Mon esprit de contradiction va apparaître au grand jour, mais j’émets une petite remarque en faveur des grandes roues pour répondre à l’une de tes interrogations : Si tu fais du gouderon avec un pneu à crampon (même des crampons légers), c’est désagréable au possible. Mais quand tu passes au pneu lisse, faut reconnaître ce qui est : ça fuse et c’est grisant. On a la même sensation qu’en vélo : un tour de pédale t’emmène loin devant, tu as vraiment la sensation de filer, et tu ne ressens aucune résistance. En un mot, sur un pneu lisse, tu es sous morphine. Et si j’accepte de faire les grandes randos de Zippedy doo da, c’est en grande partie pour retrouver cette sensation (et l’autre grande partie, c’est pour le pot à l’arrivée chez Zippedy, mater son poulailler et ses cocottes, et faire la causette).

Bon, ce qu’il y a, c’est que chez moi, l’effet morphine disparaît au bout de 40 kilomètres. Alors quand il en reste encore 20 comme ça… En côte… à lutter contre le dévers comme le fait remarquer Chouch… et contre le vent… Là, ton 36 s’est transformé en giraffe. :exclamation: Tu connais l’effet giraffe ? Eh bien, tu ne te rends pas compte que tu avances, tu te demandes même pourquoi tu ne tombes pas, étant quasiment à l’arrêt. Cette sensation sur le 36 existe aussi, mais ça, il te le dira jamais le vendeur de 36" ! :imp:

@ chouch : heureux de n’être pas le seul à avoir noté cette torture psychologique, que beaucoup ne voient pas :open_mouth: Alors est-ce le fait de notre jeune âge comme le suggère Madsenfr ?