Canal de l'Ourcq, édition 2017


#145

Ok pour moi aussi


#146

Départ 10h Ok pour Yvain et moi !!


#147

Donc RDV à 9 h 30 ?


#148

oui, RDV à partir de 9h30 au chaud dans le café à l’angle


#149

J’en suis :smiley:
en 29


#150

Ce sera sans moi finalement, amusez vous bien


#151

OK, OK, mon orteil n’est pas encore complètement ressoudé mais je ne peux résister au plaisir de me joindre à vous :smiley:
J’ai 2 petites appréhensions tout de même :
…Meaux c’est loin et je n’ai jamais parcouru de pareille distance d’une traite…pas sur d’arriver au bout du coup :confused:
…je garde de mauvais souvenirs à vélo d’amorce de virage sur tapis de feuilles mortes bien tassées bien gluantes…ce qui risque d’être un peu le cas demain…on verra :unamused:
Ce sera pique-nique pour moi aussi, trop bon de profiter du ciel.
Aurélien, suis impatient de te voir sur ta pitit’ roue :laughing:


#152

Cool !

T’inquiète ! Il n’y aura pas d’échec. Si tu cales on te balance à l’eau et c’est tout. On en parle plus 8)

Bah, c’était la faute du vélo.

Cool ! N’oublie pas l’apéro :wink:

Pour la communauté j’amène du pinard, des caouettes et des olives.


#153

Ahh cool que tu viennes ! Dis toi que tu ne seras pas le seul à faire cette distance pour la première fois (jamais fais plus de 35km avec le 36")


#154

On arrive. Tout juste (PT être même 10h05) mais on arrive !


#155

Sains et saufs a la gare d’Esbly grâce a un automobiliste au coeur heureusement plus gros que l’automobile :slight_smile:


#156

On aimerait avoir des nouvelles de leon et yvain, sont ils vivants ? :smiley:


#157

Ben ???
vous aviez peur qu’on prenne le mauvais RER ?
On est bien arrrivé d’Esbly à Paris, puis Montrouge !


#158

Non c’était juste pour prendre des nouvelles parce que 8km à pied, ça fait un bout de chemin quand on les jambes en vrac :confused:
En tout cas, on espère que la balade vous a tout de même plu parce que c’était vraiment sympa d’avoir pu rouler en votre compagnie :smiley:

Edit : Ahhhh je viens de revoir que vous aviez poster sur le forum avant mon message (je n’avais peut être pas rechargé la page sur mon téléphone)


#159

8km a pieds? Tient ça me rapelle moi l’annee dernière quand j’ai du faire demi tour à cause de ma douleur et que j’ai fini les dernier km à pied en boitant.

Il s’est passé quoi pour vous?


#160

Voici le lien vers mes photos de la balade d’hier :
facebook.com/media/set/?set … 26ecce788e


#161

@UniDr la réponse à ta question (qui est la réponse que tu attends :wink: ) dans les derniers paragraphes
@Bouin merci pour les photos :smiley:
@Tous si vous n’avez pas le courage de tout lire, en un mot comme en cent : Merci !

Samedi matin, 12 novembre. Zut, la prochaine rando de l’Ourcq est dans un an, c’est loin.

J’en étais déjà là l’année dernière. Sauf que mon niveau et mon matos ne m’avaient pas permis d’y participer : j’avais commencé à rouler en octobre et je venais donc de découvrir les joies du monocycle et, via le forum, celle de la communauté monocycliste. Yvain commençait à rouler aussi, et je m’étais donc promis que nous participerions en 2016.

J’ai vu venir le moment où il faudrait renoncer : la sciatique déclarée en février me faisait encore bien mal début septembre. Ouf, mi-octobre mon dos et le médecin se mettent d’accord pour me laisser reprendre. Objectif, donc : quatre semaines pour retrouver de l’aisance, un deuxième 29 pouces, et engranger quelques kilomètres tous les deux. Yvain n’aura pu caser que deux sorties de dix gros kilomètres, mais vue sa fraîcheur après les premiers 10 km en 24 pouces, j’étais plutôt serein pour lui. Mon genou gauche avait bien manifesté quelque impatience à la fin de cette sortie, mais il me semblait assez probable que son endurance progresserait avec l’amélioration de la technique. Et si un c*n d’automobiliste a ouvert sa portière à mon passage en bi-valve deux jours après ma repruse du mono, l’entorse du pouce gauche qui a résulté de ma chute n’a pas diminué ma détermination – on s’en fiche bien, en mono, du pouce gauche.

Vendredi matin. L’arrivée au point de départ est à la hauteur de nos espérances. Nous espérions arriver à temps pour faire connaissance au café…. nous en serons quittes pour la vision, dès la sortie du métro, d’une joyeuse bande groupée autour d’un tas un peu aléatoire de monocycles. Et sans avoir fait connaissance, nous sommes accueillis avec la chaleur et la familiarité de vieux copains. C’est donc avec humilité, mais sans complexes puisque nous sommes entre copains, que nous observons les styles, les techniques de mounts, les pointes de vitesse des uns et des autres dès le départ.
Vite fait, bien fait, après la photo traditionnelle, 6 km sans mettre pied à terre, ce qui multiplie sans doute par 12 notre précédent record. Comme certains s’arrêtent à notre hauteur pour rouler de concert et bavarder, il nous faudra plusieurs kilomètres pour nous rendre compte que nous n’avons pas encore la cadence qu’il faudrait. A la première pause, c’est devenu évident, mais Yvain ne se démonte pas une seconde lorsque je lui propose de repartir en tête sans trop attendre : « lorsqu’on est plus lent, il faut être plus courageux », la logique lui convient.

Typhon a le bon goût de crever une première fois, ce qui nous permet de reprendre de l’avance alors qu’on avait été rattrapés. La traversée du Parc de la Poudrerie est superbe. J’avais aimé la photo 2015 sur la grille, j’ai adoré la photo 2016 : en spectateur, c’est plaisant, en acteur c’est le pied.
Yvain a profité de rouler au milieu des autres pour améliorer sa technique de façon radicale : il était de guingois le matin, ses pieds glissaient sur les pédales et il a bien failli en être découragé. Je lui ai répété des conseils lus sur le forum, il a observé vos positions, il s’est accroché – le cœur à l’ouvrage et les mains à la poignée. Redressé, pieds et pédales réconciliés, la fin de matinée était du velours. En bande ou en queue de peloton, à notre rythme et sans se sentir perdus, toujours soutenus et encouragés par la bande.

Le déjeuner et son ambiance permettent de recharger ce qu’il fallait de batteries. Les premières centaines de mètres de l’après-midi sont un peu laborieuses pour moi – entre refroidissement et digestion, la machine semble d’un coup moins vive. Je me réjouis donc de n’avoir bu qu’une demi-gorgée du rouge convivial : moins cela aurait heurté mon sens de la convivialité, plus cela aurait heurté mon sens de l’équilibre… Yvain, quant à lui, repart sans broncher, et nous étions partis tous deux pour tenir la distance, à un rythme de sénateur mais, grâce aux crevaisons de Typhon, sans perdre le contact avec le peloton – un coup devant, un coup derrière.

J’ai ignoré mon genou un temps, et si la douleur avait progressé linéairement, j’aurais sans doute pu continuer un moment. Mais deux lancements aigus en deux tours de roue ont sonné une alarme que je n’ai pas pu ignorer. J’ai trop rongé mon frein en huit mois de sciatique pour prendre des risques déraisonnables, et de toute façon mes tentatives de remonter ont toutes produit le même scénario : freemount un peu [plus] délicat [que d’habitude] à cause de la légère rotation du genou, premiers tours de roue sans souci, et au premier obstacle qui appelle un effort latéral, lancement douloureux aigu.

Bref, il a fallu arrêter, attendre la troupe (si, si, nous étions devant – grâce à Typhon) pour dire au revoir, se réjouir encore de la gentillesse et de la solidarité des uns et des autres, marcher 3-4 kilomètres pour se détendre, puis lever le pouce et sauter dans la première voiture jusqu’à la première gare.

« Essuie-glace » cher à UniDr ou pas, la douleur au genou est clairement liée à un pédalage moins souple qu’il ne pourrait si j’étais meilleur techniquement, et si j’ai pu tenir 37 km cette fois-ci (la douleur s’est manifestée bien bien plus tard que lors de la sortie précédente où j’avais eu mal), je tiendrai 50 l’année prochaine, c’est sûr :smiley: . Quant à Yvain, techniquement plus sûr, articulairement plus jeune et moralement bien assez solide, je ne me pose pas trop de questions !..

Je ne nierai pas une déception certaine de n’avoir pas fini mais bien plus que ça je retiens le parcours superbe, l’ambiance chaleureuse, gaie et solidaire, le plaisir d’Yvain après les frustrations du démarrage difficile. Ah, et aussi que les manivelles en 127 nous ont paru tous les deux bien plus faciles que les manivelles en 138 avec lesquelles nous avions commencé… sans que je gagne vraiment en vitesse pour autant, d’ailleurs. Ah oui, et encore une entorse, de l’annulaire droit pour changer, une chute dans une descente. On s’en fiche bien de l’annulaire droit, en mono.

Merci à vous tous, G.O et G.M. confondus, de nous avoir aussi facilement accueillis ! A très vite, un mardi, un 11 novembre, un autre jour, ici ou ailleurs.

J’ai fait deux ou trois courtes séquences vidéo que je mettrai à disposition si quelqu’un veut les monter avec d’autres (à elles seules elles ne sont pas bien excitantes…) et je vous laisse avec le sourire d’Yvain dans le train du retour, qui en dit au moins aussi long que ma prose !



#162

Felicitations à tous les 2 et à très bientot !


#163

Alors finalement comment t’en es-tu sorti ? Sain et sauf ?

C’est vrai qu’il y eu nombre de passages un peu flippants sur tapis de feuilles mortes bien tassées et gluantes …

En effet quelle chance nous avons eu de piqueniquer en plein soleil. Je n’ose imaginer le cas contraire … Brrrrrrrr ! Et comme d’habitude, quelle rigolade ! Nous regrettons cependant de multiples tentatives de maltraitance sur canards esseulés … 8)

Ah tant mieux ! C’était un peu tristounet de vous laisser là au milieu de nulle part.
Encore merci pour cette idée géniale du café. Je crois que nous l’avons tous grandement apprécié.


#164

J’ai eu peur quand j’ai vu ton pavé, mais ça se lit tout seul ! Belle écriture !
C’était un plaisir de rouler avec vous deux !

Sauf pour faire du stop :wink: